Binga, le petit poucet des plateformes de paiement qui perce dans le monde de la Fintech

Binga, le petit poucet des plateformes de paiement qui perce dans le monde de la Fintech
Source : LesInfos.ma
27/12/2016 10:10

Sur le marché disputé du e-paiement, Binga, le projet d'une start-up marocaine Fintech - combinaison de finance et technologie - tire son épingle du jeu et offre une solution alternative innovante. Payer ses achats, ses impôts, son billet d'avion, sa vignette automobile en espèces, une aubaine pour de nombreux consommateurs en cette rentrée 2017.

L'année touche à sa fin. Janvier arrivant à grands pas charrie son lot de vœux et de bonnes résolutions, mais également de dépenses souvent redoutées telles que les taxes et impôts, ou encore la vignette automobile. A l'instar de nombreux services, ces transactions ont opté pour la digitalisation afin d'en faciliter et fluidifier les processus de paiement. Cependant, si ces opérations en ligne conviennent à certains citoyens et consommateurs marocains, elles se révèlent un véritable casse-tête pour bon nombre d'entre eux. Absence de cartes bancaires, plafonds de paiement rapidement atteints, ou encore crise de confiance et crainte de divulguer ses coordonnées bancaires sur des sites parfois peu ou non sécurisés... Autant de freins à la démocratisation massive du e-commerce au Maroc. Ce constat inspire toutefois les entrepreneurs derrière le projet Binga, une plateforme de paiement alternative, 100% marocaine née il y a un peu plus de 3 ans.

« Rapide, simple et sécurisé »

Le nom, signifiant « argent » voire «liquidités » sonnantes et trébuchantes en darija argotique, prête à sourire. Il résume néanmoins parfaitement la singularité de ce service de paiement en ligne, initié par Berkeley Systems. Et pour cause, cette « plateforme de paiement [est] essentiellement tournée vers le cash. Elle permet de connecter les sites internet et les facturiers à un réseau de points de vente », précise Omar Tazi, l'un des fondateurs de la firme. Grâce à Binga, chaque consommateur désireux de réaliser un achat en ligne – shopping, factures téléphoniques, billets d'avion, etc. - pourra ainsi choisir de le payer par espèces en se rendant dans l'une des 2.300 agences Wafacash, le principal partenaire, présent dans les grandes et petites villes ainsi que dans les villages du royaume.

Ce fonctionnement inédit répond à une exigence de trouver « des moyens de paiement plus adaptés au contexte marocain voire régional. Le e-commerce allait avoir du mal à décoller si la seule manière de payer était la carte bancaire », souligne le dirigeant. Binga développe alors un processus « rapide, simple et sécurisé », sous deux volets distincts : online et offline. « Concernant le online Binga est tout simplement une alternative aux passerelles de paiement de cartes bancaires type Maroc Télécommerce (MTC). En revanche, sur l’offline nous facilitons à nos partenaires la collecte d’argent indépendamment du monde numérique. Le client se présente à n’importe quelle agence Wafacash et effectue son paiement en moins de 2 minutes. Il reçoit sa confirmation de paiement en temps réel. C’est ainsi que nous collectons des paiements pour le compte de l’Etat, d’opérateurs téléphoniques, de compagnies aériennes, etc. », souligne M. Tazi.

Leader sur le segment

En se fondant sur cette observation sociologique du consommateur marocain, Binga parvient à tirer son épingle du jeu. Ce discret petit poucet des plateformes de paiement s'empare ainsi du segment et se hisse au statut de leader. « Nous opérons des milliers de transactions tous les jours, représentons jusqu’à 40% des revenus en ligne de la majorité des sites qui ont choisi d’offrir notre service à leur clientèle en plus de la carte bancaire et notre croissance est de plus en plus forte », détaille Omar Tazi qui choisit toutefois « pour l'instant » de rester « discret sur la communication des chiffres précis ».

Ce succès grandissant qui tient essentiellement à la technologie innovante derrière Binga ainsi qu'à l'attachement que le consommateur marocain entretient à l'égard des liquidités, pourrait surprendre dans un contexte de digitalisation générale. Cependant, « le cash reste fort » et Binga ne requiert aucune condition préalable. « Pas d'obligation de détenir un compte, de carte ni quoi que ce soit d'autres », affirme-t-il.

Forte de cette confiance que lui accorde de nombreux clients, Binga poursuit de nouvelles ambitions, dont le dirigeant nous divulgue certains aspects : « Nous envisageons une expansion géographique grâce, entre autres, à notre partenariat stratégique avec Wafacash et allons annoncer de nouveaux pays sous peu ». « De nouvelles lignes de produits Binga qui sont toutes liées à la Fintech» nourriront également la croissance de ce service ingénieux, indique un Omar Tazi enthousiaste et optimiste face à ces nouveaux défis. C'est bingo pour Binga !


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