Aïd Al Adha : L’ONSSA VS AMPOC qui a raison ?

Aïd Al Adha : L’ONSSA VS AMPOC qui a raison ?
Source : lesinfos.ma
07/09/2017 12:50

L’ONSSA a effectué des analyses sur des échantillons de viandes de mouton avariées et conclut que le problème est dû au non-respect des règles d’hygiène liées à l’abattage, à l'écorchage et aux conditions de conservation de la carcasse. Par ailleurs, la FMDC soupçonne que les bêtes soient atteintes de la maladie de charbon bacteridien.

Selon l’Office, les clostridies et les pseudomonas sont à l’origine de ce phénomène de décomposition qui a affecté une partie du cheptel abattu pendant l’Aïd. Les pseudomonas sont responsables de la coloration verte tandis que les clostredies agissent en profondeur au sein de la viande. Elle poursuit qu’en 2016, le problème a été détecté à Fès, à Safi et à Tanger (un seul cas signalé dans cette ville).

Cependant, l’Office nie la liaison entre la teinte verdâtre de la carcasse ou sa putréfaction et le fourrage périmé à la vaccination du cheptel ou à l’usage de médicaments non autorisés. Il poursuit, «la teinte verdâtre de la carcasse est le symptôme de la prolifération de bactéries en raison de la température élevée».

De son côté, yabiladi.com a expliqué, en se référant Bouazza Kharrati, président de l’Association Marocaine de Protection et l'Orientation du Consommateur (AMPOC), qu’il existe a des ambiguïtés. En effet, le président de l’AMPOC précise que ce n’est pas la première fois que les Marocains fêtent l’Aïd en été. Dans son explication, il fait allusion à la viande dans les souks, où l’hygiène ne répond pas toujours aux normes, sans qu’il y ait des cas de teinte verdâtre ou de putréfaction. Selon lui, il y a forcément un problème qu’il faut chercher ailleurs.

Bouazza Kharrati espèrent avoir des résultats provenant de l’ONSSA dans les 15 jours qui viennent. Et d’ajouter : « «Ce n’est pas un cas ou dix cas, c’est presque le 1/3 du troupeau, ce qui est scandaleux. Nous recevons des plaintes de Tanger à Marrakech. Tous ces Marocains sont confrontés au même problème et d’autres ont peur pour leur santé»

Jusqu’à présent, l’ONSSA focalise ses explications sur le non-respect de l’hygiène, l’AMPOC attend des explications plus convaincantes. Entre temps le consommateur reste dans le flou et espère qu’il ne s’agisse pas de la maladie de charbon bacteridien comme soupçonnée par la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur (FMDC).


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