Jean-Michel Jarre, le yoda de l'électro

Jean-Michel Jarre, le yoda de l'électro
Source : gqmagazine.fr
17/12/2015 08:52

Il n’a été ni cold ni new wave. Ni hype. Mais l’homme qui a vendu 80 millions de disques est l’artiste qui a vécu toutes les vies de la musique électronique. À l’occasion de son nouvel album, JMJ revisite avec GQ cinquante ans d’électro et de collaborations avec les plus grands.

IL DOIT TOUT AU ROCK PROGRESSIF 
En 1971, Who’s Next des Who (ici en 1968) est le premier album de rock avec des plages électroniques, comme son morceau d’ouverture hommage à Terry Riley, l’initiateur du minimalisme dans la musique contemporaine : "Baba O’Riley". "Je suis ni Beatles ni Stones, je suis The Who. C’est le plus non-conventionnel des groupes : quatre solistes qui jouent tous au maximum. Ils ont aussi intégré des synthétiseurs pour la première fois dans le rock. Ça a été une révélation : ce que l’on cherchait au GRM [le Groupe de recherches musicales de Pierre Schaeffer, ndlr], d’autres l’avaient trouvé de manière empirique."
 
IL ADMIRE LE KRAUTROCK
Dans les années 1970, les Allemands inventent le krautrock, une musique répétitive et futuriste incarnée par Can, Neu !, Kraftwerk ou Tangerine Dream (ici en 1986). "La musique de Tangerine Dream faisait partie de mon ADN, même si nos approches de l’électronique étaient différentes : les Allemands faisaient l’apologie de la machine en utilisant des séquenceurs et j’étais dans une démarche plus impressionniste et organique. Le morceau que l’on a réalisé ensemble se veut une combinaison de nos deux styles. C’est le dernier enregistré par Tangerine Dream, son leader Edgar Froese étant décédé peu après."
 
IL EST FAN DE TRIP-HOP
Au début des années 1990, à Bristol en Angleterre, Massive Attack, Portishead ou Tricky prônent une approche climatique qui intègre le dub, les BO de films et le hip-hop. "Pour moi, le trip-hop était une vraie rébellion face à l’esthétique agressive héritée du punk. Un son sensuel dont le côté dark ne vient plus de la brutalité mais de l’ambiance. C’est très cinématographique. L’album Blue Lines (1991) des Anglais de Massive Attack est complètement impressionniste avec un côté tribal et sexuel et n’est pas sans rappeler Zoolook, mon album de 1984. Ils ont aussi un aspect technologique que nous avons voulu mettre en avant dans notre morceau "Watching You" qui parle de notre société orwellienne."
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