Le jazz éthiopien ne meurt jamais

Le jazz éthiopien ne meurt jamais
Source : Lemonde.fr
18/03/2016 15:30

Plusieurs fois menacé, l’éthio-jazz, fusion de jazz et de musiques traditionnelles née dans les années 1960, raisonne toujours dans les bars et les hôtels d’Addis-Abeba.

C’était il y a un an. Un dimanche matin, le téléphone du guitariste éthiopien Girum Mezmur vibre. Une voix essoufflée à l’autre bout du fil : « Allô Girum, Jazzamba, c’est fini. Il ne reste que des cendres… Les instruments sont aussi partis en fumée… » La batterie, les guitares, le saxophone, le masenqo, cet instrument dont l’unique corde est frottée par les chanteurs traditionnels que l’on appelle « azmaris » ont brûlé dans l’incendie.

En quatre ans, Jazzamba était devenu un club de jazz emblématique à Addis-Abeba. Une foule mélomane endimanchée se pressait chaque soir dans cette pièce cosy de l’hôtel Taytu, le plus ancien de la ville, que l’impératrice éponyme, la femme de Menelik II, avait fait construire au cœur de la capitale éthiopienne à la fin du XIXe siècle. « L’incendie a été un coup dur, confie Girum Mezmur, l’un des fondateurs. Mais notre histoire a prouvé que le jazz éthiopien est comme un phénix qui renaît de ses cendres… »

« J’ai réussi cette prouesse »

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