Au Malawi inondé, les déplacés s'entassent dans des camps bondés

Au Malawi inondé, les déplacés s'entassent dans des camps bondés
Source : Sciencesetavenir.fr
15/03/2019 11:06

Il n'y a plus de place dans les tentes dressées à Bangula, au Malawi, pour les milliers de personnes déplacées par des inondations meurtrières. Alors avec sa fillette de 2 ans, Pilirani Andulu dort en plein air, sans couverture ni moustiquaire.

Depuis le début mars, le système dépressionnaire associé au cyclone Idai, qui a frappé jeudi soir les côtes mozambicaines, a noyé le Malawi et le Mozambique sous des pluies diluviennes.

 

Encore provisoire, le bilan est lourd. Plus de 120 morts, 100.000 déplacés et un gros million de sinistrés dans les deux pays, dont plus de 900.000 sur le seul sol malawite.

La maison de Pilirani Andulu n'a pas résisté aux intempéries, dans la vallée de la Shire (sud), la principale rivière du pays.

Dans le camps de Bangula, au Malawi, pour les milliers de personnes déplacées par des inondations meurtrières, le 14 mars 2019 (AFP - AMOS GUMULIRA)

La jeune mère de famille a accroché avec un grand pagne son bébé dans son dos et gagné la petite ville de Bangula, à 15 kilomètres de là, où s'entassent quelque 1.700 familles.

 

Mais à son arrivée, les tentes blanches et bleues dressées à la hâte sur un terrain public étaient déjà toutes occupées. "On dort en plein air. La nuit, on est dévoré par les moustiques", raconte la jeune mère, cheveux courts tressés.

Mary Amidu a également trouvé refuge, avec ses cinq enfants, à Bangula.

"Les inondations sont arrivées très vite (...) La maison a été détruite. On n'a pas eu le temps de sauver quoi que ce soit, sauf notre peau", explique la mère de famille. "On a trouvé un petit coin dans une tente. On dort par terre mais on en a fait notre chez-nous".

Dans un hangar sans mur, les secours distribuent du riz, donation du gouvernement chinois. Des femmes emballent la précieuse nourriture dans des tissus.

"On a de la nourriture, mais on n'a pas d'ustensiles pour cuisiner parce que tout a été perdu dans les inondations", se lamente Mary Amidu, le visage fatigué.

Dans le camp, deux petits garçons ont trouvé la parade, ils utilisent un épis de maïs comme spatule dans une vieille casserole cabossée qu'ils ont pu sauver in extremis...




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