Beau livre: Coup de projecteur sur les artistes marocains

Beau livre: Coup de projecteur sur les artistes marocains
Source : leconomiste.com
18/03/2019 11:00

Fouad Bellamine, Mahi Binebine, Mohamed El Baz, Safaa Erruas, Laila Essaydi, Walid Marfouk, Fatima Mazmouz, Mehdi Qotbi, Hossein Tallal… Ils sont d’univers différents, d’âge différents, utilisant des mediums différents. Certains sont des pionniers, d’autres des icônes actuelles aux côtés d’artistes émergents et de jeunes créateurs.

«Lumières marocaines», le beau livre édité par la maison d’édition  Langages du Sud, dans sa  collection «Les routes de l’art», souligne la richesse singulière et plurielle de la scène plastique marocaine. Peintres, sculpteurs, photographes, performeurs, vivant au Maroc ou ailleurs,  tous repoussent au plus loin les expérimentations plastiques par le biais d’un questionnement, sans cesse renouvelé, de leur environnement immédiat tout autant que celui d’un monde en pleine mutation.

Loin de se contenter d’être un beau livre, l’ouvrage, qui fait un tour d’horizon de la  création contemporaine marocaine, offre une lecture des plus intéressantes, signée par Fouad Laroui qui propose sa propre conception de l’art basée sur la distinction entre «l’expérience esthétique et l’expérience existentielle», distinction qui donne son titre au texte: «Donner à voir, donner à vivre».

Féru d’art contemporain, il a souhaité associer son nom à ce bel ouvrage,  parce que ses pages «sont des leçons de vie, de poignants commentaires portés sur le monde qui est le nôtre, la persistance de la mémoire, la preuve que la nation est un singulier pluriel et que celle-ci est ouverte à tous les vents… un catalogue de contradictions fécondes, un bréviaire de liberté… le Maroc, enfin».

L’auteur  y plaide pour une «éducation du regard» afin d’apprendre à apprécier l’art contemporain quand il devient leçon de vie. «Pour voir Dibaji, il faut peut-être savoir. Il faut avoir l’œil chargé d’histoire et de culture. Un regard neuf, ça ne veut rien dire, il y a de la cécité et beaucoup d’aveuglement devant cette prétention, ce culte de la tabula rasa. Éduquons-le, ce regard...».

Le livre revient, dans un texte signé de la critique d’art et journaliste Marie Moignard, avec un éclairage  sur les lieux de la création au Royaume et  l’émergence d’espaces collectifs qui sont  les produits de pas moins de 60 jeunes  artistes et curateurs contemporains...




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