Le Mozambique au bord de la catastrophe humanitaire après le passage du cyclone Idai

Le Mozambique au bord de la catastrophe humanitaire après le passage du cyclone Idai
Source : nouvelobs.com
21/03/2019 12:02

Dans un Mozambique dévasté par les cyclone et les inondations, les secours sont dépassés par l'ampleur de la catastrophe.

Hélitreuillage de rescapés bloqués dans des arbres et sur des toits, distribution de nourriture, construction de camps : les secours s'organisent difficilement pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés du cyclone meurtrier qui a balayé l'Afrique australe.

L'ONU a annoncé mercredi le lancement d'un appel de fonds massif aux pays membres pour financer les opérations de secours, cinq jours après que le cyclone Idai a ravagé trois pays de la région, le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi.

"C'est la pire crise humanitaire dans l'histoire récente du Mozambique", a estimé la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

"Cela pourrait être l'une des pires catastrophes naturelles qui ait frappé l'Afrique australe de mémoire d'homme, et nous aurons donc beaucoup à faire", a déclaré Farhan Haq, porte-parole de l'ONU, qui a annoncé le lancement d'un appel de fonds aux pays membres.

"Nous ne connaissons pas encore assez bien le niveau des destructions pour donner une estimation précise" du montant de cet appel de fonds, "mais il sera important", a dit Farhan Haq à la presse au siège de l'ONU à New York.

Le cyclone survenu vendredi, qui a provoqué des glissements de terrain et des inondations, a fait au moins 202 morts au Mozambique, où quelque 350.000 personnes sont sinistrées. Le bilan final pourrait dépasser le millier de morts, selon le président mozambicain Filipe Nyusi.

Au Zimbabwe voisin, il y a au moins 100 morts et plus de 15.000 personnes sont sinistrées.

Au Malawi, près d'un million de personnes ont été affectées par le cyclone et plus de 80.000 d'entre elles ont dû quitter leurs foyers, selon l'ONU.

Réfugiés dans les arbres

La priorité est avant tout de secourir les milliers de personnes qui ont trouvé refuge sur des arbres, des toits ou des îlots laissés libres par les inondations.

"Nous avons des milliers de personnes qui, depuis plus de trois jours, sont bloquées sur des toits et des arbres dans l'attente d'être secourues", a déclaré mercredi Caroline Haga, chargée de communication pour la FICR.

Dépassés par l'ampleur de la catastrophe, les sauveteurs sont confrontés à des choix draconiens.

"Malheureusement on ne peut pas venir en aide à tout le monde, donc notre priorité, ce sont les femmes, les enfants et les blessés", a expliqué à l'AFP Caroline Haga depuis Beira (centre), deuxième ville du Mozambique, en partie détruite.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui compte venir en aide à quelque 600.000 personnes dans la région, a commencé les distributions de nourriture.

"La situation est catastrophique. On n'avait rien à manger depuis jeudi", a déclaré Aunicia José, 24 ans, depuis Gwara-Gwara, au sud de Beira. "On dort dehors, tout est détruit, nos maisons sont détruites, on est mal", a-t-elle ajouté en recevant une première ration de nourriture...




Recherche


Les articles les plus lus

Buzz

Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale