Une femme vêtue de blanc, symbole de la révolte soudanaise

Une femme vêtue de blanc, symbole de la révolte soudanaise
Source : France24 International
10/04/2019 10:00

À Khartoum, les images d’une femme vêtue de blanc, exhortant la foule à se révolter contre le régime d’Omar el-Béchir, font le tour des réseaux sociaux. Dans ce mouvement de protestation politique, les femmes occupent les premiers rangs.

"Tawra !", "Révolution !" scande une foule en réponse aux exhortations d’une femme habillée de blanc et juchée sur une voiture à Khartoum. Les images prises aux milieu des manifestants de cette chantre des revendications anti-gouvernementales sont devenues populaires sur les réseaux sociaux, frappés par le charisme de cette "Kandaka", cette "reine nubienne", surnom donné aux femmes qui forment la majorité des cortèges appelant à la destitution du président Omar el-Béchir. Plusieurs médias arabophones désignent cette nouvelle effigie de la révolution sous le nom de Ala'a Salah (آلاء صلاح).

D’après Hind Makki, qui observe sur le compte @SideEntrance la place des femmes dans les mosquées et lieux de culte musulman, la femme "porte une robe blanche comme en portaient nos mères et grand-mères dans les années 60, 70 et 80, lors des grandes manifestations contre les précédentes dictatures militaires". Cet habit de coton blanc était en effet porté par les femmes lors des mouvements populaires de 1964 et 1985, au Soudan.

L’appellation "Kandaka", "c'était le titre des reines mères du royaume de Koush, qui a érigé des dizaines de pyramides à trois heures de route au nord de Khartoum, et donné au pays, juste avant l’ère chrétienne, une impératrice qui avait défait les légions romaines d’Auguste", rappelle Jean-Philippe Rémy, dans Le Monde.

Or, explique le journaliste, les femmes sont à la pointe de ce mouvement de protestation populaire contre le régime d’Omar el-Béchir, tout comme elles sont majoritaires sur les bancs des universités – à hauteur de "76 %", d’après un professeur cité dans l’article du Monde. "Elles sont majoritaires presque partout, même en médecine, en architecture, en agriculture. Elles sont plus éduquées que les hommes et leur place est, à l’inverse, plus petite. Il est évident que c’est  !", poursuit cet universitaire...




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