Algérie : Des maires refusent d’organiser le scrutin

Algérie : Des maires refusent d’organiser le scrutin
Source : Lesinfos.ma
15/04/2019 15:00

Une quarantaine de maires algériens ont annoncé dimanche leur refus d’encadrer l'élection présidentielle du 4 juillet, en signe de soutien à la contestation en cours contre le régime. Ils dénoncent un « simulacre ».  


Une quarantaine de maires sur les 1.500 que compte l'Algérie ont annoncé dimanche leur refus d'encadrer l'élection présidentielle du 4 juillet. Par ce geste, ils apportent leur soutien à la contestation en cours contre le régime. Certains magistrats avaient également décidé de boycotter le scrutin. « On s’est concerté ce week-end, on est tombé d’accord pour ne pas s’inscrire dans ce processus qui est contre la volonté populaire, nous pensons même avoir l’accord de nombreux collègues du FLN (Front de Libération Nationale, NDLR) et du RND (Rassemblement National Démocratique, NDLR) », selon les déclarations d’un maire d’une grande ville de la wilaya d’Alger, rapportées par un média local. « Nous sommes en train d’intensifier les contacts et d’ici lundi ou mardi, en fonction de l’écho que provoquera notre initiative, nous lancerons un appel à tous les présidents d’APC (conseil municipal, NDLR) d’Algérie », ajoute le même maire. « De toutes les façons qu'on soit d'accord ou pas je vois mal cette présidentielle avoir lieu alors que la rue réclame justement le départ des 3B qui portent ce projet électoral », estime la même source.  L’initiative que compte prendre ce président d’APC est à mettre en relation avec celle des « Magistrats libres » qui ont annoncé la semaine dernière leur intention de ne pas être partie prenante du processus électoral dont ils font partie du dispositif.
Dans un communiqué, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition), a exprimé le « refus collectif et catégorique de tous ses élus » d'organiser et encadrer cette élection, la qualifiant de «s imulacre ». Le RCD contrôle 37 Assemblées populaires communales principalement à Tizi Ouzou et Béjaïa, les deux principales régions administratives de la Kabylie, une région particulièrement mobilisée.
Le maire FLN d'une commune de la région de Tizi Ouzou a également indiqué qu'il ne participerait pas à l'organisation du scrutin du 4 juillet, par un courrier au préfet publié sur Facebook et confirmé à l'AFP par un proche. Le maire indépendant d'une autre commune de la même région a indiqué avoir pris une décision similaire.
Pour les contestataires algériens, les structures et personnalités issues du « système » mis en place par Abdelaziz Bouteflika, chargées d'organiser la présidentielle devant élire son successeur le 4 juillet, ne permettent pas de garantir un scrutin libre et équitable.
En Algérie, les mairies jouent un rôle important dans la supervision des listes électorales, et l'organisation matérielle du scrutin, le déroulement des opérations de vote et le dépouillement des suffrages. Ces maires emboîtent ainsi le pas à certains magistrats, autre maillon important dans l’organisation des scrutins algériens, qui ont annoncé lundi leur décision de boycotter la supervision l’élection du 4 juillet. L’organisation appelant au boycott n’a cependant pas précisé le nombre de magistrats l’ayant rejointe.




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