Pétrole et tensions diplomatiques : Vers un recul de la production mondiale de pétrole ?

Pétrole et tensions diplomatiques : Vers un recul de la production mondiale de pétrole ?
Source : Lesinfos.ma
20/05/2019 14:00

Les crises au Venezuela et en Iran, entraînant une chute remarquable de la production mondiale de pétrole, doivent-elles inquiéter ? Ce n'est pas de l'avis de l'Arabie saoudite et des Émirats Arabes Unis, qui manifestent au contraire leur préoccupation face à une potentielle hausse des stocks mondiaux.  

Climat de tensions croissant dans le Golfe, crises en Iran, embrasement au Venezuela... la santé des pays exportateurs de pétrole vacille et soulève des interrogations quant à l'impact sur les stocks mondiaux d'or noir. Pourtant, et contre toute attente, en dépit de la chute enregistrée en Iran et au Venezuela, l'Arabie Saoudite s'est dite inquiète d'une hausse de la production mondiale.

A l'ouverture d'une réunion clé de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Jeddah, en Arabie Saoudite, le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled al-Faleh, a affirmé sans ambages : « Nous voyons que les stocks (de pétrole) augmentent » ; avant d'ajouter « aucun de nous ne veut voir les stocks (de pétrole) enfler de nouveau, nous devons être prudents », évoquant ainsi la situation vécue en fin 2018 qui avait conduit à une chute notable des prix de l'or noir.

 

Alliés fidèles de Ryad, les  Émirats Arabes Unis appuient la position saoudienne en appelant par ailleurs à maintenir le niveau de production de pétrole décidé par l'Opep l'an dernier, à hauteur de 1,2 million de barils par jour. Le ministre émirati de l’Énergie, Souheil Al-Mazrouei, relayé par l'AFP, annonce ainsi qu'un « assouplissement de la baisse de la production de pétrole n'est pas la bonne mesure au vu des conditions prévalant actuellement sur le marché », et ce, malgré  la chute des exportations de pétrole iranien et vénézuélien, provoquée par le rétablissement de sanctions contre Téhéran et par la crise politique à Caracas.

Cet important sommet de l'Opep, auquel ont participé « les principaux pays membres de l'organisation mais aussi d'autres producteurs majeurs dont la Russie, intervient dans un contexte d'escalade des tensions dans le Golfe et de guerre psychologique entre les États-Unis et l'Iran », précise la même source. Un conflit qui est de nouveau monté d'un cran dans la nuit de ce dimanche, avec un Donald Trump menaçant ouvertement d'en finir avec l'Iran, si Téhéran poursuivait ses menaces...

Pour rappel, le 14 mai, un important oléoduc en Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a été endommagé par une attaque de drones, revendiquée par les rebelles yéménites Houthis. Depuis 2015, Ryad dirige une coalition militaire appuyant les forces pro-gouvernementales au Yémen contre ces rebelles, soutenus par l'Iran.

Le 12 mai, quatre navires - dont trois pétroliers - ont été sabotés au large des Émirats Arabes Unis, à l'entrée du Golfe. Malgré ces récents événements, Ryad croit fermement à la sécurité de son industrie pétrolière, estimée « solide » par le ministre Faleh, soulignant toutefois que personne n'est à l’abri d'acte de sabotage...

 




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