Nouveaux rebondissements dans l’affaire « Amine Radi »

Nouveaux rebondissements dans l’affaire « Amine Radi »
Source : Lesinfos.ma
21/05/2019 14:00

Alors que les versions divergent et que son comportement est mis en cause, l’humoriste a annoncé avoir retiré sa plainte.

« La saga Amine Radi » n’en finit pas. L’humoriste agressé samedi dernier par un policier est au centre d’une nouvelle polémique. En effet, depuis plusieurs heures, de nombreux médias pointent du doigt le comportement du jeune comédien qui aurait dans les faits, selon plusieurs sources, enfreint la loi. Il aurait roulé en sens inverse, sans ceinture de sécurité et sans permis de conduire. Ces nouveaux éléments - qui viennent visiblement justifier les violences policières - auraient été révélés grâce à la vidéo fixe qui se trouvait sur les lieux de l’incident.
Plus encore, « l’agent de police n’avait à aucun moment tenté de frapper l’humoriste, mais uniquement cherchait à lui retirer le téléphone qu’il utilisait pour filmer », précisent nos confrères du 360, avant d’ajouter qu’Amine Radi pourrait être poursuivi « pour atteinte à un agent d’autorité pendant l’exercice de ses fonctions, publication d’allégations mensongères portant préjudice à une institution et non respect du code de la route ».
Si pour l’instant les résultats de l’enquête diligentée par la service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca ne sont pas encore connus, dans une déclaration au micro de nos confrères Febrayer, l’humoriste a annoncé avoir retiré sa plainte. « J’ai retiré ma plainte parce que je n’ai aucun intérêt à ce que le policier soit sévèrement puni », a-t-il expliqué.

Amine Radi défend une toute autre version

« Je me suis rendu à Bernoussi, à bord de ma voiture, pour récupérer une clé USB dont j’avais besoin pour le spectacle que je devais donner le même jour au Morocco Mall. Au niveau d’un rond-point, le policier en question m’a ordonné de m’arrêter en me lançant « Arrête-toi , espèce d’âne ! ». Lorsque je lui ai demandé des explications, il m’a répondu : « Seule la police a le droit de poser des questions. Tu dois tout simplement exécuter les ordres », a détaillé auprès de Febrayer le comédien qui estime que c’est une atteinte à sa dignité. « C’est à cet instant qu’un autre policier est arrivé, a commencé à me filmer et à noter le numéro d’immatriculation de ma voiture. J’ai alors pris mon téléphone et j’ai fait la même chose, ce qui a provoqué la colère du policier qui m’a agressé. Ce dernier m’a donné un coup au visage et a essayé de me confisquer mon téléphone. Il n’a finalement pris que la clé de ma voiture ».
Et d'ajouter : « Le policier m’a encore une fois agressé en me tirant par mon tee-shirt. Outré par cette agression, j’ai eu le réflexe de faire un live sur Facebook et de montrer le visage de mon agresseur qui n’a pas manqué, à ce moment-là, de me donner plusieurs coups de pied (…). C’est là qu’un motard est intervenu et m’a demandé d’arrêté de filmer en me demandant de considérer mon agresseur comme ‘’mon père’’ ».
Suite à cela, le policier incriminé lui aurait arraché le téléphone avant de le jeter par terre et le mettre dans sa poche.

Si pour le moment les versions divergent, beaucoup de médias tentent de justifier les violences policières dont a été victime le comédien. Il est donc juste de rappeler que le Maroc est régi par des lois et qu’en cas d’infraction ces dernières s’appliquent en empruntant les voies légales et non pas en molestant les citoyens.

 

 




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