Affaire Khadija : Le procès des douze accusés du viol collectif à nouveau reporté

Affaire Khadija : Le procès des douze accusés du viol collectif à nouveau reporté
Source : Lesinfos.ma
22/05/2019 14:00

Le procès de douze hommes accusés de la séquestration et du viol collectif d'une adolescente marocaine en août dernier dans son village s'est ouvert mardi devant un tribunal de Beni Mellal, avant d'être immédiatement reporté.

L'affaire avait suscité un véritable émoi dans la société marocaine au moment des faits, en août dernier, relatant la séquestration, le viol collectif et un très grands nombre d'agressions, subis pendant près de deux mois par une adolescente marocaine connue sous le nom de Khadija. Fortement mobilisée, la société a dénoncé une « culture du viol et de l'impunité » au moment où le dossier passait entre les mains de la justice. L'affaire toujours en cours, a connu de nombreux rebondissements. Mardi, les avocats de la défense et celui de la victime, qui s'est portée partie civile, ont demandé davantage de temps pour se préparer. Me Ibrahim Hachane, conseil juridique de la jeune fille, a ainsi déclaré à l'AFP que le juge a décidé du report du procès au 25 juin prochain.  

 

Dans cette sordide affaire survenue à proximité de Beni Mellal, dans le village d'Oulad Ayad, 12 accusés, âgés de 19 à 29 ans, comparaissent devant la chambre criminelle de la cour d'appel de cette même ville. Ils sont jugés en première instance pour les chefs d'accusation suivants : « traite d'être humain », « viol », « constitution d'une bande organisée » ou « enlèvement et séquestration ».

« Les accusés ont avoué les faits qui leur sont reprochés pendant l'interrogatoire de police, mais ont pour la plupart nié devant le juge d'instruction », selon Me Hachane. La « traite d'être humain » est passible d'une peine maximale de 30 ans.

Selon l'avocat, l'un des prévenus sera jugé séparément à huis clos le 11 juin prochain. Une décision qui tient au fait que l'accusé était « mineur au moment des faits », a indiqué Me Ibrahim Hachane.

 

Quant à la victime, elle a fait part du traumatisme qu'elle a vécu et avait confié à l'AFP :« J'attends avec impatience le début des traitements pour me faire détatouer. Je ne peux même pas regarder mes mains, car je me souviens chaque jour de ce qui m'est arrivé », avait-elle dit. Elle ne s'est toujours pas fait détatouer, le juge pouvant demander à voir ses tatouages pendant le procès, selon son avocat. 

Cette même source rappelle que la décision de la victime de briser l'omerta reste une démarche beaucoup trop rare. En effet, selon une récente enquête officielle faisant état de la prévalence de la violence exercée contre les femmes au Maroc, une femme sur deux est victime d'une forme de violence et plus de 90% des Marocains (femmes et hommes confondus) ayant subi une forme de violence n'ont pas porté plainte contre leurs agresseurs.

 

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