Charaka, un fonds pour booster la formation professionnelle

Charaka, un fonds pour booster la formation professionnelle
Source : leconomiste.com
09/08/2019 09:00

Le fonds Charaka inscrit dans le cadre du programme Compact II que pilote l’Agence MCA Morocco se veut un outil destiné à assurer un dévelop­pement soutenu du secteur de la for­mation professionnelle.

 La semaine dernière, plusieurs conventions ont été signées pour la création et la réha­bilitation d’une quinzaine de centres. Retour sur le fonds avec le directeur de l’agence Abdelghni Lakhdar.

- L’Economiste: Quelles dimensions englobe le fonds «Charaka» et quels sont les mécanismes de son fonctionne­ment et de sa gestion?
- Abdelghni Lakhdar:
Le fonds «Charaka» finance des projets de créa­tion, d’extension ou de réhabilitation de centres de formation professionnelle ayant pour objectifs de rehausser la qua­lité de la formation professionnelle et d’assurer son adéquation avec les besoins du secteur privé. Il finance à la fois les travaux d’infrastructure, les équipements, la formation des formateurs et l’ingénie­rie pédagogique jusqu’à l’ouverture des centres. Suite à un appel à projets lancé par l’Agence MCA-Morocco, un panel constitué de représentants des ministères en charge de la formation professionnelle et des Finances, de l’Agence MCA-Mo­rocco et d’experts indépendants a procédé dont le rôle est notam­ment d’assurer le suivi d’exécution des projets sur les aspects admi­nistratifs, financiers et techniques et d’appuyer les bénéficiaires du fonds dans la mise en oeuvre de leurs projets.

- Quelle place pour les opérateurs et le secteur associatif dans le pilotage de ce fonds?
- Le fonds «Cha­raka» s’appuie sur un constat fort selon lequel il n’est point de réussite de la formation pro­fessionnelle sans une implication soutenue du secteur privé. Dans ce sens, parmi plusieurs critères de sélection des projets, deux ont été les plus détermi­nants. Le premier exige que le projet soit porté conjointement par un partenaire public et un partenaire privé qui est en général une association profes­sionnelle ou une fédération sectorielle. Ce portage doit être soutenu par une gou­vernance des centres de formation qui accorde une place de choix à la partie privée. Le deuxième a trait à la pertinence et à la qualité des projets qui se mesurent essentiellement par le fait que la forma­tion proposée est dûment justifiée par la demande du marché en profils à former. Les projets bénéficiaires comptent avec une participation active du secteur privé à travers 17 associations professionnelles et fédérations sectorielles, aux côtés des départements ministériels impliqués dans le secteur de la formation professionnelle, de l’OFPPT, d’autres établissements et entreprises publics et de collectivités territoriales. Les partenaires privés inter­viennent sur toute la chaîne de valeur de la formation, à savoir l’identification des be­soins en formation, l’élaboration des pro­grammes de formation, la mise en oeuvre et gestion des centres de formation, les stages et la formation en entreprise, l’éva­luation et l’ajustement en conséquence des programmes.

- Le Compact II vient de boucler sa deuxième année, quel bilan global en faites-vous?
- Le Compact II est un programme d’envergure focalisé sur deux sujets ma­jeurs au coeur des priorités nationales, à savoir le capital humain et le foncier. Deux ans après son entrée en vigueur, le bilan est satisfaisant...

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