BREXIT : Une France intransigeante et une Allemagne plus conciliante

BREXIT : Une France intransigeante et une Allemagne plus conciliante
Source : Lesinfos.ma
22/08/2019 16:40

Emmanuel Macron est resté invariable sur la question du Brexit lors de sa rencontre avec Boris Johnson. Angela Merkel quant à elle s’est montrée plus conciliante avec le Premier ministre britannique, redoutant les effets néfastes d’un Brexit « dur ».  

Le président français a accueilli ce jeudi à Paris Boris Johnson afin d’évoquer, pour la première fois depuis la nomination du premier ministre britannique, la question du Brexit et le moins que l’on puisse dire c’est qu’Emmanuel Macron n’a pas varié d’un iota de sa position – très ferme – sur le divorce houleux avec le Royaume-Uni. « On m'a toujours dépeint comme le plus dur de la bande. Mais un choix a été fait, ça ne sert à rien d'essayer de ne pas appliquer ce choix », a-t-il ironisé lors d'une conférence de presse en présence de Boris Johnson.
Comme il l'avait expliqué mercredi soir devant les médias français, Emmanuel Macron n'est pas prêt à un report du délai du Brexit quitte à risquer un « no deal » qui pourrait déstabiliser toute l'Europe. « S’il n’y a aucun fait nouveau politique, je ne vois pas pourquoi on donnerait des délais. Des délais ne sauraient être accordés que si les Britanniques reviennent en disant : '’Nous allons faire de nouvelles élections générales'’ (…) ou '’On fait un référendum sur cet accord négocié'’ ».
Emmanuel Macron s'est également opposé à toute renégociation de l'accord de séparation : « Il y a une option proposée par les Britanniques et que nous ne saurions accepter qui est de renégocier l’accord de séparation (…) Cette renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n’est pas une option qui existe », a-t-il affirmé.

L’Irlande : Le point épineux du Brexit

La chancelière allemande a de son côté été plus conciliante. Lors de sa rencontre avec son homologue britannique à Berlin ce mercredi, Angela Merkel a jugé tout à fait possible de trouver un accord avec Londres sur la problématique irlandaise « dans les trente prochains jours ». Interrogé sur la question, Emmanuel Macron a de son côté temporié, estimant qu'une solution pourrait être trouvée « d'ici 30 jours dans le cadre de ce qui a été négocié ». Il a notamment insisté sur le respect de deux conditions : La garantie de la stabilité en Irlande et l'intégrité du marché unique. « Je suis, comme la chancelière Merkel, confiant sur le fait que l'intelligence collective, notre volonté de construire, doit nous permettre de trouver quelque chose d'intelligent dans les 30 jours s'il y a une bonne volonté de part et d'autre, et c'est ce que je veux croire », a affirmé le président français.
Les discussions sur une sortie négociée du Royaume-Uni du bloc européen butent actuellement sur le mécanisme dit de « filet de sécurité » prévu dans l'accord conclu entre Londres et l'UE. Cette disposition controversée est une sorte de police d'assurance pour l'UE. Elle vise à éviter qu'émerge à nouveau après le Brexit une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande au sud, au risque sinon de réveiller le conflit sur l'île. Et elle aurait pour conséquence de maintenir l'ensemble du Royaume-Uni dans l'Union douanière avec les pays de l'UE jusqu'à ce que les deux partenaires trouvent une solution pour définir leur future relation post-Brexit, et ce dans un délai de deux ans environ.

L'Allemagne, traditionnellement proche de la Grande-Bretagne sur les questions économiques au sein de l'UE ces dernières décennies, notamment sur les questions de commerce et de libre-échange, redoute particulièrement les effets d'un Brexit « dur ». Il aurait des effets néfastes sur les exportations allemandes, pilier de l'économie nationale. La perspective de la sortie rapide de la Grande-Bretagne, combinée aux tensions commerciales internationales, « nous donne des maux de tête », a averti la chancelière allemande ce mercredi lors de sa conférence de presse commune avec Boris Johnson.

 

 

Recherche
Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo Plus

En bref Voir plus

Les articles les plus lus

Buzz

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale