Hajar Raïssouni reste (pour le moment) en prison !

Hajar Raïssouni reste (pour le moment) en prison !
Source : Lesinfos.ma
17/09/2019 11:00

À l’issue d’une audience longuement interrompue en raison de problèmes techniques, la défense de la journaliste a demandé un report d’audience et l’abandon des charges qui pèsent sur Hajar Raïssouni, son fiancé ainsi que l’équipe médicale. Les prévenus seront probablement fixés sur leur sort le 23 septembre prochain.   

Hajar Raïssouni, la journaliste du quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum poursuivie avec son fiancé pour « relations sexuelles hors liens du mariage » et « avortement illégal », restera incarcérée au minimum jusqu’au 19 septembre prochain. En effet, au cours d’une audience qui s’est tenue ce lundi au tribunal de première instance de Rabat, le juge en charge de l’affaire a répondu favorablement à la demande de report d’audience formulée par le bâtonnier Abderrahim El Jamaï, membre du comité de défense. Ce dernier ayant avancé des raisons de « fatigue des prévenus, présents au tribunal pendant plusieurs heures ».
Par ailleurs, le juge a accepté d’examiner la demande de mise en liberté provisoire des accusés le 19 septembre, comme l’expliquent nos confrères du Site info.
Le bâtonnier Abderrahman Benamrou, lui aussi membre du comité de défense, a demandé pour sa part l’invalidation des procès-verbaux de la police ainsi que du rapport médical versé au dossier, pour « vices de procédure », indique de son côté le journal Tel Quel qui était présent sur place, qui ajoute que les autres avocats chargés de la défense ont demandé l’annulation de toutes les poursuites et la libération de Hajar Raïssouni ainsi que des quatre autres prévenus – son fiancé, le médecin accusé d’avoir pratiqué l’acte, sa secrétaire et son assistant-infirmier. Les avocats ont plaidé le non-respect de la procédure pénale au cours de leur arrestation le 31 août. En effet, la défense conteste le « flagrant délit » et explique que l’arrestation a eu lieu sur un boulevard et non dans la clinique. « Il n’existe aucun procès-verbal dans lequel Hajar Raïssouni reconnaît l’avortement. Seul un PV de la police judiciaire qu’elle a refusé de signer parle d’avortement. Il ne peut donc être pris en considération », a plaidé Me Nouidi, l’un des avocats de la journaliste, comme le rapportent nos confrères de Tel Quel.
Pour rappel, la journaliste réfute catégoriquement les accusations qui pèsent sur elle depuis son arrestation. « Je suis une femme mariée et nous avons récité la Fatiha au domicile de ma famille. Nous nous préparions à acter notre union et nous avons aussi déposé notre dossier auprès de l’ambassade soudanaise, puisqu’il s’agit d’un mariage mixte. Je n’ai subi aucun avortement », avait-elle affirmé lors de sa première audience.
Le gynécologue obstétricien avait rejeté à son tour les accusations lors de cette même première audience, expliquant que la journaliste s’était présentée à son cabinet en souffrant de graves saignements. « J’ai dû effectuer une intervention chirurgicale urgente pour arrêter l’hémorragie », avait-il déclaré au Parquet.
Hajar Raïssouni risque selon le droit pénal marocain jusqu’à 2 ans de prison. Son gynécologue ainsi que l’assistante de ce dernier risquent quant à eux des peines allant de 1 à 5 ans de prison pour des accusations de « débauche, avortement et participation à l’avortement ».

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