Affaire Ukrainienne : Un deuxième lanceur d’alerte prêt à témoigner contre Donald Trump

Affaire Ukrainienne : Un deuxième lanceur d’alerte prêt à témoigner contre Donald Trump
Source : Lesinfos.ma
07/10/2019 11:00

Alors que les démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour salir son rival à la présidentielle Joe Biden, un deuxième lanceur d'alerte est prêt à témoigner sur le président américain, a annoncé, dimanche, ABC News.

« Je peux confirmer les informations concernant un second lanceur d’alerte défendu par notre équipe juridique », a déclaré dimanche sur Twitter Mark Zaid, l’avocat en charge de la défense du premier lanceur d’alerte, qui s’était alarmé d’une conversation téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Il avait jugé que dans cet appel, le président américain avait « sollicité l’ingérence » de l’Ukraine dans la campagne pour sa réélection en 2020, en lui demandant d’enquêter afin de rassembler des informations compromettantes sur un de ses rivaux, le démocrate Joe Biden. 

Le deuxième lanceur d’alerte, un agent des services de renseignement qui reste pour le moment anonyme, aurait « également fait une déposition protégée par la loi et ne peut pas subir de représailles », a annoncé l’avocat. « Il a des informations de première main », a-t-il ajouté.
Un autre avocat du cabinet de Mark Zaid a laissé entendre que le nombre de lanceurs d’alerte susceptibles de fournir des informations sur cette affaire ukrainienne pourrait encore augmenter. « Je peux confirmer que mon cabinet et mon équipe représentent plusieurs lanceurs d’alerte », a dit Andrew Bakaj.  

Donald Trump sur la défensive 

Le deuxième lanceur d’alerte a été entendu par l’inspecteur général des services de renseignement, Michael Atkinson, selon Mark Zaid, cité par la chaîne ABC. Mais il n’a pas encore été contacté par les commissions parlementaires menant l’enquête.
Le président américain n’avait pas encore réagi aux annonces du cabinet d’avocats dimanche. Mais il a repris sa ligne de défense en affirmant qu’il avait « l’obligation d’examiner toute corruption possible ou probable », pour justifier les demandes adressées à l’Ukraine mais aussi à la Chine pour qu’elles enquêtent sur Joe Biden et sur son fils Hunter Biden qui a fait des affaires dans ces deux pays.
Samedi, il avait accusé la presse et les démocrates de se fier aux informations « de seconde main » délivrées par le lanceur d’alerte.
Le milliardaire républicain n’est que le quatrième président américain de l’histoire à subir une telle procédure de destitution. Dans un tweet, Donald Trump, qui a assuré à de nombreuses reprises que sa conversation avec Volodymyr Zelensky avait été « parfaite », a appelé les républicains à serrer les rangs pour le défendre.  
Les démocrates « sont peut-être nuls comme politiciens, avec des politiques vraiment mauvaises […], mais ils se serrent les coudes », a-t-il lancé.

Silence radio du côté des Républicains 

Pour l’instant, la plupart des ténors républicains ont gardé le silence. Toutefois, parmi les rares exceptions, figure Mitt Romney, ex-candidat à la présidentielle en 2012 et sénateur de l’Utah, qui a jugé « épouvantable » que le président ait appelé des puissances étrangères à enquêter sur Joe Biden. Ce qui lui a valu d’être traité de « crétin prétentieux » samedi par Donald Trump.
Car si les démocrates votent sa mise en accusation à la Chambre des représentants, qu’ils contrôlent, les républicains sont en mesure de faire échouer la procédure de destitution au Sénat, où ils sont majoritaires.
Samedi, l’administration Trump a fustigé le « harcèlement » des démocrates à son encontre, après que l’opposition a sommé la Maison-Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de l’enquête en vue d’une procédure de destitution.
Les démocrates, qui ont accusé le président américain d’« entrave » et d’« opérations de dissimulation » en refusant de collaborer avec leurs investigations, ont fait monter la pression sur l’exécutif en exigeant aussi du vice-président, Mike Pence, qu’il leur fournisse des documents. 

En attendant, l’enquête a apporté de nouvelles révélations. Des textos échangés par des diplomates américains, très embarrassants pour le locataire de la Maison blanche et rendus publics jeudi par le Congrès, démontrent que l’administration américaine a bien insisté auprès de l’Ukraine pour qu’une enquête sur Joe Biden soit lancée. 

 

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