Accord de libre-échange : la Turquie a finalement cédé

Accord de libre-échange : la Turquie a finalement cédé
Source : LesInfos.ma
11/02/2020 10:30

La Turquie a accepté de revoir l’accord de libre-échange qui la lie au Maroc, selon Moulay Hafid Elalamy. 

Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Economie Verte et Numérique, Moulay Hafid Elalamy, a déclaré, hier lundi 11 février, que la Turquie avait accepté une révision de l'accord de libre-échange de manière à ce que le Maroc trouve une solution adaptée. 

Dans sa réponse aux questions des parlementaires sur le résultat des accords de libre-échange, le ministre a ajouté qu'il avait reçu, il y a deux jours une réponse, de la part des turcs par courrier électronique, qui ont demandé un délai de 6 jours avant de répondre à l'offre du Royaume. 

Dans ce même contexte, Moulay Hafid Elalamy a déclaré que « la Turquie avait accepté la réglementation établie par le Maroc, notant que les investissements turcs au Maroc sont négligeables et représentent moins de 1%, tandis que les investissements en Algérie s'élèvent à 5,4 milliards de dollars, et c'est inadmissible ».  « Nous ne pouvons pas consacrer des années à ce sujet, nous avons besoin d'une solution immédiate », a-t-il ajouté.

Cependant, il n’a pas manqué de souligner qu'il y avait un débat intense entre lui et les turcs, qui ont fini par céder et ont accepté les demandes du Maroc, mais cela demeure insuffisant, car un nouvel accord devrait être signé entre les deux parties, pour que le Royaume puisse tirer un maximum de profits.

Le textile en point de discorde

Par ailleurs, Moulay Hafid Elalamy a précisé que la partie turque l'avait informé que cette décision sera discutée par certains hommes d'affaires turcs. Une réponse qui a déplu au ministre marocain qui a expliqué « le plus inquiétant, c'est que 44.000 emplois seront affectés, et nous ne suivrons pas 10 personnes pour faire des profits et détruire le pays ».

Le ministre de l’Industrie n’a pas raté l’occasion pour revenir à la source du problème avec la Turquie, qui a débuté en 2014, lorsque le secteur du textile avait perdu 19.000 emplois, 35.000 en 2016 et 44.000 en 2017. Ce qui a amplifié les pertes pour le Maroc, et si cela continue sur ce rythme jusqu’en 2021, année de fin de l’accord, le grand perdant serait la partie marocaine. 

Aussi, le ministre marocain a adressé à son homologue turc un message très ferme, dans lequel il lui propose deux uniques solutions. La première consiste à trouver un accord qui arrange les deux parties, et la deuxième serait tout simplement d’arrêter cet accord.

 

ATFI Salaheddine

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