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8 femmes qui ont façonné l'histoire du Maroc

8 femmes qui ont façonné l'histoire du Maroc
Source : LesInfos.ma
08/03/2020 12:52

A l'occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, LesInfos.ma vous proposent de découvrir les portraits de 8 femmes qui ont façonné l'histoire du Maroc. Puissent-elles représenter une inspiration qui traverse les siècles...

Kenza al Awrabiya : La matriarche

Épouse de Moulay Idriss 1er et mère de Moulay Idriss II, Kenza al Awrabiya, fille du chef de la tribu berbère des Awarba, joua un rôle important dans l’organisation administrative de l’Etat marocain sous les Idrissides. 

Son histoire a pris une nouvelle tournure lorsque son époux, Idris 1er avait été assassiné sur ordre du calife abbasside Hâroun ar-Rachîd. L'État abbasside pensait alors que l'élimination de Idris avait mis fin à son Etat embryonnaire. Cependant, la princesse Kenza était à ses premiers mois de grossesse à l’époque, ce qui l'a amenée à tout faire pour préserver le trône de son futur enfant. Ainsi, Idris II est devenu Sultan du Maroc, et a tenté d’achever ce que son père avait entamé. Il construisit Fès en tant que capitale de son Etat, qui s’est étendue par la suite grâce au soutien de sa mère Kenza. Une femme forte qui a pu s’imposer dans un monde d’hommes et qui, en dépit de toutes les menaces qui l’entouraient, a pu s’imposer. 

 

Fatima al- Fihriya : Et que l’université soit !

Il est inconcevable de parler des femmes ayant marqué l'histoire du Maroc sans évoquer Fatima al-Fihriya, la fondratrice de la première université au monde. Cette femme issue du clan des Banu Fihr de la tribu de Quraych est la fille d'un riche marchand de la ville de Fès, ce dernier lui laissa après son décès un grand héritage qu'elle décida d'investir au service de la communauté en bâtissant la mosquée Al Quaraouiyine qui fait également fonction d'université.

Aujourd'hui, des milliers de gens à travers le monde rendent hommage à Fatima al-Fihriya pour la bonté de son âme et la richesse de son cœur. Son histoire a inspiré et continuera d'inspirer les femmes du monde musulman et au-delà ! 

 

Zaynab Nefzaouia : La reine stratège

Née en 1039 dans la région d'Aghmat au pied du haut atlas, Zaynab Nefzaouia est la fille d'un riche marchand de Kairaouan. Dès son plus jeune âge, Zaynab s'est démarquée par son intelligence et son audace, et contrairement à beaucoup de femmes de son époque, cette icône de l'atlas a bénéficié d'une éducation de qualité.

Lorsque Zaynab Nefzaouia épouse Youssef ben Tachfine, elle joue le rôle de conseillère. Un rôle qu'elle occupe parfaitement bien grâce à son intelligence et à sa grande finesse d'esprit.

Les réussites successives des stratégies dessinées par Zayneb Nefzaouia la prédisposent tout naturellement à obtenir le titre de Reine, un titre qui à l'époque n'était pas donné à toutes les épouses de roi. 

 

Sayyida Al Hurra : La dame libre

Sayyida al-Hurra bint Ali ibn Rashid ou la femme pirate comme elle fut appelée, a régné pendant 30 ans sur la ville de Tétouan. Née en 1485  au Royaume de Grenade, Al Hurra est issue d’une noble famille musulmane à l’époque. Son père fut un prince du sultanat des Wattassides, il avait régné sur Chefchaouen.  A l’âge de 16 ans, Sayyida al-Hurra épousa un ami de son père beaucoup plus âgé qu’elle, et l’assista dans ses affaires. Après sa mort, elle lui succéda comme gouverneure de la ville de Tétouan et c’est à ce moment-là qu’elle fut appelée Sayyida Al Hurra signifiant « la dame libre ». 

Après la chute du Royaume de Grenade,  Sayyida al-Hurra a décidé de s’allier avec le corsaire turc Arudj Reïs Baba-Oruç connu sous le nom de Barberousse. Ils menèrent des expéditions punitives contre les Espagnols et les Portugais.

 

Khnata Bent Bekkar : La souveraine de l’ombre

Originaire de la tribu de Mghafra, Khnata est la fille du grand chef Bekkar Ben Ali. Ce dernier l’avait offerte en mariage au Sultan Moulay Ismail en 1678. De par sa forte personnalité, elle a pu devenir l’épouse préférée du Souverain. Bien que les épouses de souverains n’ont jamais eu le statut officiel de reine au Maroc, certaines l’étaient pourtant dans les faits.

Khnata tenait déjà le rôle de ministre de son époux avant son décès. A sa mort, elle aida son fils, Moulay Abdellah et gouverna le pays pendant vingt-cinq ans et réussit à le faire sortir d’une situation politique assez complexe. 

 

Aïcha Kandicha : L’esprit de la rébellion 

Aïcha Kandicha, Lalla Aïcha, Aïcha Qondicha ou Hiba Grinou, les appellations sont multiples mais le personnage est unique. Pour certains, c’est une sorte d’esprit, inspiré de la mythologie marocaine, pour d’autres, c’est la résistance faite femme.

Kandicha, inspiré de condesa (comtesse en portugais) est une femme dotée d’un charme envoutant, qui attirait facilement les soldats portugais, pour ensuite les exécuter à l’aide des hommes de la résistance marocaine à l’époque de la colonisation.

Aïcha Kandicha est un personnage emblématique, de la lutte contre l’occupant, qui fait toujours parler de lui.

 

Kharboucha : Les mots qui tuent

De son vrai nom, Hadda Al Ghaîtia, Kharboucha a trouvé en les mots et le chant, un moyen d’expression puissant, à travers lequel elle a dénoncé la tyrannie du système colonial. 

Originaire de la région de Doukkala-Abda, Kharboucha a choisi la Aïta comme arme, a chargé sa voix de mots cinglants, et a visé le cœur de la trahison à l’époque de la colonisation, le caïd Aïssa Ben Omar. 

Grâce à son art, Kharboucha avait le pouvoir de mobiliser la population de sa région, et de les préparer à la lutte contre le régime du caïd, qui a brûlé des terres et a tué des frères, d’après la chanteuse. 

La fin de ses jours était tragique, le caïd a décidé, de l’enlever, de la torturer avant de l’emmurer vivante. Mais ses mots qui ont traversé les siècles demeurent aujourd’hui toujours aussi puissants.  

 

Chaïbia Talal : La paysanne des arts

Figure emblématique de l'art naïf marocain, Chaïbia Talal est cette autodidacte qui a su se frayer un chemin vers la gloire dans un milieu qui était jusqu'à lors exclusivement masculin et marquer de son empreinte le paysage artistique marocain. Son talent hors pair et sa modestie à toute épreuve lui ont valu un immense succès auprès de ses contemporains. Seize ans après sa mort, ses œuvres continuent à sillonner les plus grands musées du monde.

Pourtant, lorsque Chaïbia Talal coloriait spontanément ses premiers tableaux, elle était loin d'imaginer que ses œuvres allaient traverser les océans, et encore moins être minutieusement scrutées dans les écoles d'art les plus prestigieuses, et ce même si elle ne s'est jamais assise sur un banc d'école.

 

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