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Coronavirus : la crise mieux gérée par les femmes ?

Coronavirus : la crise mieux gérée par les femmes ?
Source : Elle
17/04/2020 14:20

Les femmes pourraient-elle être la raison pour laquelle l'Allemagne, Taiwan, la Nouvelle-Zélande, l'Islande, la Finlande, la Norvège et le Danemark voient leur nombre de morts du coronavirus bien inférieur au reste du monde ? C'est la théorie reprise...

Il semble que les pays dirigés par des femmes présentent de meilleurs résultats dans la lutte contre la pandémie. Mais cette théorie qui s’appuie sur l’idée de qualités spécifiquement féminines ne finit-elle pas par adopter une rhétorique sexiste ? Décryptage. Les femmes pourraient-elle être la raison pour laquelle l’Allemagne, Taiwan, la Nouvelle-Zélande, l’Islande, la Finlande, la Norvège et le Danemark voient leur nombre de morts du coronavirus bien inférieur au reste du monde ? C’est la théorie reprise le 13 avril dernier par Avivah Wittenberg-Cox dans le magazine « Forbes ». Spécialiste des inégalités liées au genre, l’auteure américaine avance trois raisons de la réussite des dirigeantes de ces pays dans la lutte contre le Covid-19. « À la recherche d’exemples de véritables leaderships lors d’une crise ? De l’Islande à Taiwan et de l’Allemagne à la Nouvelle-Zélande, les femmes se mobilisent pour montrer au monde comment gérer une période trouble pour l’humanité. Ajouter la Finlande, l’Islande et le Danemark, et cette pandémie révèle que les femmes ont ce qu’il faut », énonce-t-elle. L’honnêteté  Parmi les qualités qu’Avivah Wittenberg-Cox met en avant pour expliquer la réussite présidentielle au féminin, elle place la vérité. Elle explique que Angela Merkel a pris la crise du coronavirus à bras le corps en reconnaissant la dangerosité de l’épidémie. « Elle a dit "Prenez-la au sérieux". Elle l’a fait donc les citoyens allemands l’ont fait », énonce l’auteure. « L’Allemagne a franchi le stade du déni, de la colère », défend-elle, se basant sur « les chiffres du pays bien loin de ceux de ses voisins européens » qui expliquent le « prochain assouplissement des restrictions liées au coronavirus », allègue-t-elle. Elle met également en avant l’esprit décisionnel des femmes. « Parmi les premières et les plus rapides des réponses, celle de Tsai Ing-wen à Taiwan. En janvier, dès les premiers signes de la maladie, elle a présenté 124 mesures pour bloquer la propagation du virus sans avoir à ordonner un confinement qui sont devenus généraux ailleurs ». Alors qu’en Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern a, quant à elle, « étonnement tôt imposé l’isolement aux personnes qui entrent, alors qu’il n’y avait que 6 cas recensés dans tout le pays, et banni entièrement l’entrée d’étrangers sur le territoire peu de temps après », indique-t-elle.  L’amour L’auteure va plus loin en développant l’argument de la compassion et de « l’amour ». « La première ministre norvégienne Erna Solberg a eu l’idée innovante d’utiliser la télévision pour s’adresser directement aux enfants du pays (…) Solberg a tenu une conférence de presse où les adultes n’étaient pas autorisés. Elle a répondu aux questions des enfants dans tout le pays et pris le temps d’expliquer pourquoi c’était ok d’avoir peur », détaille-t-elle. « Combien d’autres innovations simples et humaines d’autres dirigeantes pourraient-elles soulever ? », questionne Avivah Wittenberg-Cox. Une rhétorique qui interroge. Les qualités prétendument féminines de douceur, d’écoute et d’amour sont autant de qualités associées à l’image maternelle. En voulant saluer ainsi la gestion de la crise du Covid-19 par les femmes, Avivah Wittenberg-Cox utilise des arguments sexistes. Ces dirigeantes n’ont-elles pas pris de bonnes décisions par intelligence plutôt que pour leurs supposées qualités de femme-mère ? Une prise de position défendue par le quotidien britannique « The Guardian ». « Être une femme ne vous rend pas meilleur pour gérer une pandémie mondiale — mais les femmes doivent généralement être meilleures si elles veulent devenir des leaders », a-t-il opposé.

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