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Enfants et Covid-19 : les 10 questions que se posent les parents

Enfants et Covid-19 : les 10 questions que se posent les parents
Source : Sciencesetavenir.fr
07/05/2020 12:40

Mon enfant peut-il attraper ou transmettre le virus ? Comment savoir s'il est malade ? Comment les écoles vont-elles être désinfectées ? Sciences et Avenir répond aux questions sanitaires les plus posées par les parents, avec les données scientifiques disponibles.

Alors que les écoles vont commencer à rouvrir en France à partir du 12 mai 2020, les parents des élèves qui retournent en classe se posent encore des questions sur les risques et les précautions à prendre. Sciences et Avenir fait le point. 

 

Tout d'abord, le sujet du comportement et conséquences du Covid-19 chez l'enfant est encore mal compris, malgré le travail impressionnant abattu par la communauté scientifique depuis l'émergence de la pandémie. Il semble cependant que les enfants attrapent et transmettent moins la maladie, et en manifestent une forme plus modérée que les adultes.

 

1/ Mon enfant peut-il transmettre le Covid-19 à l’enseignant et donc être un danger ? 

Les données sont hétérogènes. Des chercheurs allemands ont en effet détecté les mêmes quantités d'ARN viral dans les prélèvements nasaux ou pharyngés des enfants malades que dans ceux des patients plus âgés, aussi bien chez les 0-10 ans que les 11-20 ans. Le faible volume pulmonaire des enfants et le fait qu'ils aient souvent peu ou pas de symptômes les rend cependant moins contagieux, le Covid-19 étant principalement transmis par la toux et le souffle. Ainsi, aux Pays-Bas, l'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement (RIVM) a examiné 54 familles, dont 123 adultes et 116 enfants de moins de 17 ans. Ils n'ont pas trouvé une seule famille dans laquelle un enfant était le premier patient, et aucun des 43 contacts d'enfants retrouvés après n'avait été infecté. “Les données semblent toutes pointer dans la même direction : qu'il n'y a pas autant de transmission par les enfants”, commente auprès de Science l'épidémiologiste néerlandaise Susan van den Hof, qui a participé à ces travaux. Les cas d'enfants capables d'infecter une autre personne sont en effet très rares. L'un d'eux est un bébé de 6 mois, à Singapour, dont les taux de coronavirus étaient comparables à ceux des adultes malades.

2/ Et pour les adolescents ?

Les adolescents (au-dessus de 10 ans) semblent cependant avoir une plus grande incidence sur la transmission du virus, explique l'Inserm dans un rapport. “Des tests massifs effectués en Islande et dans la municipalité de Vo', en Italie, l'épicentre initial de l'épidémie italienne, ont montré que les enfants de moins de 10 ans avaient une incidence de Covid-19 inférieure à celle des adolescents et des adultes.”

 

3/ Mon enfant ne risque-t-il pas de tomber malade si je le mets à l’école?

“Les enfants sont aussi susceptibles d'être infectés par Covid-19 que les adultes”, mais “sont plus susceptibles de devenir asymptomatiques ou paucisymptomatiques” (peu de symptômes), explique l'Inserm. Cela pourrait expliquer le très faible pourcentage (moins de 5 %) de cas de Covid-19 confirmés chez l'enfant dans le monde.

Si les données actuelles sont parfois contradictoires pour qu'un consensus émerge sur la question, c'est notamment parce que le confinement des enfants a empêché l'étude de leur contagiosité en conditions réelles. Ainsi, en Islande où les habitants ont subi un dépistage de masse après que les écoles ont été fermées, aucun enfant n'était infecté. En revanche, une étude chinoise a montré que les enfants étaient tout aussi susceptibles d'être infectés que les adultes, quoique avec seulement 6% de cas sévères contre 18% chez les adultes. Selon une autre étude chinoise, les enfants de moins de 15 ans sont trois fois moins susceptibles d'être infectés que les adultes. Pourtant, la fermeture des écoles “peuvent réduire le pic d'incidence de 40 à 60 % et retarder l'épidémie”, concluent les auteurs, probablement à cause d'un dernier facteur : le nombre de contacts. À Lyon en 2009, des scientifiques ont suivi les interactions de 232 enfants de 6 à 12 ans. En moyenne, chaque enfant avait 323 contacts par jour avec 47 autres enfants.

 

Les enfants sont exposés à un risque d'infection similaire à celui de la population générale, bien qu'ils soient moins susceptibles de présenter des symptômes graves”, résume une étude du Lancet. Le risque qu'un enfant soit contaminé à l'école ne peut donc pas être écarté. Les études convergent cependant vers une sévérité moindre de la maladie chez eux, pour des raisons encore inconnues. L'immaturité de leur système immunitaire, potentiellement moins propre à l'infection, ou au contraire leur surexposition à d'autres virus à l'école leur conférant une protection supérieure aux adultes, font partie des hypothèses.

4/ Covid-19 déclenche-t-il vraiment Kawasaki chez les enfants ? 

Dans le monde, un petit nombre d'enfants et d'adolescents de 2 à 18 ans, dont une vingtaine à Paris, ont montré des symptômes semblables au syndrome de Kawasaki pendant l'épidémie de Covid-19. Cette maladie qui touche les enfants entraîne une inflammation des vaisseaux sanguins (éruptions cutanées, ganglions, conjonctivite, problèmes cardiaques dans les formes graves...). “Chaque vaisseau sanguin du corps est en feu”, résume le Dr Sunil Sood, spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital pour enfants Cohen's children de New York (États-Unis). Cependant, les malades n'étaient pas tous positifs au test du Covid-19, et plus vieux que les 2-5 ans habituellement touchés. De cause inconnue, on soupçonne la maladie de Kawasaki d'être “une réaction inflammatoire disproportionnée à une infection virale banale”, selon le Pr Damien Bonnet, chef de service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker enfants malades, à Paris. “Il se pourrait que le nouveau coronavirus entraîne la même réponse inflammatoire que celle entraînée par d'autres virus dans la maladie de Kawasaki”, renchérit le Dr Sood. Jusqu'à présent, aucun des enfants touchés n'est décédé.

 

5/ Comment savoir si mon enfant l’a attrapé ?

Le diagnostic peut être particulièrement compliqué dans certaines populations : les enfants ont souvent une maladie plus bénigne que les adultes, avec peu ou pas de symptômes, expliquent des médecins suisses dans le British Medical Journal. En se basant sur des données chinoises de plus de 1000 enfants, une étude italienne a cependant relevé chez les enfants malades, quel que soit leur âge, des symptômes respiratoires légers, à savoir de la fièvre, une toux sèche et de la fatigue, ou étaient asymptomatiques. Plus précisément, 59% des enfants malades du Covid-19 ont de la fièvre, 46% toussent, 12% ont des symptômes gastro-intestinaux et 26% sont asymptomatiques, selon une étude chinoise.

6/ L'enseignant de mon enfant a eu le Covid-19... N'est-il plus contagieux?

On considère qu'une personne n'est plus contagieuse si huit à dix jours se sont écoulés depuis le début des symptômes, et deux à trois jours depuis la disparition des difficultés respiratoires et de la fièvre. “Le risque de contamination est faible avec les personnes présentant ces critères de guérison s'ils sont bien respectés”, explique le gouvernement sur la page dédiée au Covid-19. “Le risque n'est néanmoins pas exclu car il a été décrit des situations d'excrétion un peu plus longue du virus”, est-il précisé. Une étude chinoise a ainsi continué à détecter le virus jusqu'à 20 jours après les symptômes chez certains patients. Mais détecter la présence du virus ne veut pas dire que la personne est contagieuse : le virus pourrait être inactif ou en trop faibles quantités. 

 

7/ Comment doivent-être nettoyées les salles de classe ? 

Selon le protocole sanitaire présenté par le ministère de l'Éducation nationale, les salles de classe qui sont restées fermées depuis au moins 5 jours n'ont besoin d'aucune mesure de désinfection, car la probabilité d'être encore infectée par le virus est “quasi nulle”. Seul “un nettoyage de remise en propreté selon le protocole habituel est suffisant”. En revanche, les pièces utilisées doivent faire l'objet d'un “bionettoyage” avant l'entrée des personnels et des élèves "en insistant sur les zones fréquemment touchées (poignées de porte, interrupteurs par exemple)”. Ce nettoyage devra être réalisé plusieurs fois par jour avec les produits adéquates et sera renforcé si un élève est testé positivement pour le Covid-19. Selon la direction générale de la santé, les produits utilisés doivent répondre à la norme NF EN 14476 (virucides). Ou bien “les produits à base d'alcool (alcool ménager avec 70% d'éthanol ou alcool à brûler à 90-95% d'éthanol) sont également efficaces. Ainsi que l'eau de Javel > 0.05% constitue également une alternative efficace si on ne dispose pas de tels produits, mais attention à son utilisation.” Par ailleurs, les classes doivent être systématiquement aérées lors des temps de pause (récréation, déjeuner, changement de salle de classe), pendant 10 minutes. 

8/ Combien de temps le virus reste-t-il sur les surfaces? 

Des études ont montré, notamment celle du John Hopkins Hospital de Baltimore (États-Unis), publiée en avril 2020 dans le New England Journal of Medicine, que le virus du Covid-19 peut survivre pendant 72 heures sur le plastique et l'acier inoxydable, moins de quatre heures sur le cuivre et moins de 24 heures sur le carton. Mais, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le plus important à savoir est que “les surfaces peuvent être facilement nettoyées avec un désinfectant ménager courant qui tuera le coronavirus”. Et, précaution habituelle désormais, “il faut se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l'eau et au savon et éviter de se toucher les yeux, la bouche ou le nez.”

9/ Doit-on prendre la température des enfants à l’entrée des classes ?

Les parents sont, en effet, invités à prendre la température de leur enfant avant le départ pour l'école. Ils doivent s'engager à ne pas mettre leurs enfants à l'école en cas d'apparition de symptômes évoquant un Covid-19 chez l'élève ou dans la famille de l'élève. 

10/ Quels sont les gestes barrières pour les enfants ?

Les mêmes que pour les adultes. La règle de distanciation physique (respect d'une distance minimale d'un mètre entre chaque personne) doit être maintenue, bien que plus difficile avec des enfants jeunes. Puis les gestes barrières doivent être appliqués : lavage des mains, plusieurs fois par jour, en proscrivant les serviettes à usage collectif.  À défaut de disposer de points d'eau en nombre suffisant, l'utilisation d'une solution hydro-alcoolique peut être envisagée, y compris pour les plus jeunes sous le contrôle étroit d'un adulte. Le port du masque est déconseillé en maternelle sauf sur prescription. Il est possible en élémentaire. Obligatoire pour tous les personnels.

Alors que les écoles vont commencer à rouvrir en France à partir du 12 mai 2020, les parents des élèves qui retournent en classe se posent encore des questions sur les risques et les précautions à prendre. Sciences et Avenir fait le point. 

Tout d'abord, le sujet du comportement et conséquences du Covid-19 chez l'enfant est encore mal compris, malgré le travail impressionnant abattu par la communauté scientifique depuis l'émergence de la pandémie. Il semble cependant que les enfants attrapent et transmettent moins la maladie, et en manifestent une forme plus modérée que les adultes.

1/ Mon enfant peut-il transmettre le Covid-19 à l’enseignant et donc être un danger ? 

Les données sont hétérogènes. Des chercheurs allemands ont en effet détecté les mêmes quantités d'ARN viral dans les prélèvements nasaux ou pharyngés des enfants malades que dans ceux des patients plus âgés, aussi bien chez les 0-10 ans que les 11-20 ans. Le faible volume pulmonaire des enfants et le fait qu'ils aient souvent peu ou pas de symptômes les rend cependant moins contagieux, le Covid-19 étant principalement transmis par la toux et le souffle. Ainsi, aux Pays-Bas, l'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement (RIVM) a examiné 54 familles, dont 123 adultes et 116 enfants de moins de 17 ans. Ils n'ont pas trouvé une seule famille dans laquelle un enfant était le premier patient, et aucun des 43 contacts d'enfants retrouvés après n'avait été infecté. “Les données semblent toutes pointer dans la même direction : qu'il n'y a pas autant de transmission par les enfants”, commente auprès de Science l'épidémiologiste néerlandaise Susan van den Hof, qui a participé à ces travaux. Les cas d'enfants capables d'infecter une autre personne sont en effet très rares. L'un d'eux est un bébé de 6 mois, à Singapour, dont les taux de coronavirus étaient comparables à ceux des adultes malades.

2/ Et pour les adolescents ?

Les adolescents (au-dessus de 10 ans) semblent cependant avoir une plus grande incidence sur la transmission du virus, explique l'Inserm dans un rapport. “Des tests massifs effectués en Islande et dans la municipalité de Vo', en Italie, l'épicentre initial de l'épidémie italienne, ont montré que les enfants de moins de 10 ans avaient une incidence de Covid-19 inférieure à celle des adolescents et des adultes.”

3/ Mon enfant ne risque-t-il pas de tomber malade si je le mets à l’école?

“Les enfants sont aussi susceptibles d'être infectés par Covid-19 que les adultes”, mais “sont plus susceptibles de devenir asymptomatiques ou paucisymptomatiques” (peu de symptômes), explique l'Inserm. Cela pourrait expliquer le très faible pourcentage (moins de 5 %) de cas de Covid-19 confirmés chez l'enfant dans le monde.

Si les données actuelles sont parfois contradictoires pour qu'un consensus émerge sur la question, c'est notamment parce que le confinement des enfants a empêché l'étude de leur contagiosité en conditions réelles. Ainsi, en Islande où les habitants ont subi un dépistage de masse après que les écoles ont été fermées, aucun enfant n'était infecté. En revanche, une étude chinoise a montré que les enfants étaient tout aussi susceptibles d'être infectés que les adultes, quoique avec seulement 6% de cas sévères contre 18% chez les adultes. Selon une autre étude chinoise, les enfants de moins de 15 ans sont trois fois moins susceptibles d'être infectés que les adultes. Pourtant, la fermeture des écoles “peuvent réduire le pic d'incidence de 40 à 60 % et retarder l'épidémie”, concluent les auteurs, probablement à cause d'un dernier facteur : le nombre de contacts. À Lyon en 2009, des scientifiques ont suivi les interactions de 232 enfants de 6 à 12 ans. En moyenne, chaque enfant avait 323 contacts par jour avec 47 autres enfants.

Les enfants sont exposés à un risque d'infection similaire à celui de la population générale, bien qu'ils soient moins susceptibles de présenter des symptômes graves”, résume une étude du Lancet. Le risque qu'un enfant soit contaminé à l'école ne peut donc pas être écarté. Les études convergent cependant vers une sévérité moindre de la maladie chez eux, pour des raisons encore inconnues. L'immaturité de leur système immunitaire, potentiellement moins propre à l'infection, ou au contraire leur surexposition à d'autres virus à l'école leur conférant une protection supérieure aux adultes, font partie des hypothèses.

4/ Covid-19 déclenche-t-il vraiment Kawasaki chez les enfants ? 

Dans le monde, un petit nombre d'enfants et d'adolescents de 2 à 18 ans, dont une vingtaine à Paris, ont montré des symptômes semblables au syndrome de Kawasaki pendant l'épidémie de Covid-19. Cette maladie qui touche les enfants entraîne une inflammation des vaisseaux sanguins (éruptions cutanées, ganglions, conjonctivite, problèmes cardiaques dans les formes graves...). “Chaque vaisseau sanguin du corps est en feu”, résume le Dr Sunil Sood, spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital pour enfants Cohen's children de New York (États-Unis). Cependant, les malades n'étaient pas tous positifs au test du Covid-19, et plus vieux que les 2-5 ans habituellement touchés. De cause inconnue, on soupçonne la maladie de Kawasaki d'être “une réaction inflammatoire disproportionnée à une infection virale banale”, selon le Pr Damien Bonnet, chef de service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker enfants malades, à Paris. “Il se pourrait que le nouveau coronavirus entraîne la même réponse inflammatoire que celle entraînée par d'autres virus dans la maladie de Kawasaki”, renchérit le Dr Sood. Jusqu'à présent, aucun des enfants touchés n'est décédé.

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