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Baisse des taux : Pourquoi les consommateurs ne sont pas prêts d’en profiter

Baisse des taux : Pourquoi les consommateurs ne sont pas prêts d’en profiter
Source : Lesinfos.ma
24/06/2020 15:10

Dans un contexte où la relance économique est en tête des priorités nationales, les consommateurs qui voulaient profiter de certaines promotions pour s’équiper devront prendre leur mal en patience avant de bénéficier de la baisse des taux, compromettant ainsi la cruciale composante « demande » de notre modèle de relance.

Alors que la priorité nationale devient de plus en plus économique en ces temps de pandémie « maitrisée », la contribution des banques commerciales est de plus en plus critiquée par les agents économiques, notamment par les consommateurs marocains. En effet,  après les deux dernières interventions successives de Bank Al-Maghrib (BkAM), l’argent au Maroc n’a jamais été aussi bon marché. Comme nous l’écrivions il y a quelques semaines « en triplant leurs possibilités de refinancement, BkAM met les banques devant leurs responsabilités ».

Mais malheureusement, les mécanismes de transmission des mesures adoptées par la banque centrale à l’économie marocaine ne sont pas si simple que ça, pas tant qu’il n’y a pas de décision contraignante en tout cas. En effet, la baisse du taux directeur à 1,5% ne signifie nullement que les taux des crédits conventionnels baisseront du jour au lendemain. En réalité, seuls les crédits dits de « relance » bénéficient d’emblée de cette mesure monétaire, en plus de l’importante garantie de l’État.

Pour les citoyens consommateurs, dont beaucoup voulaient profiter de la baisse exceptionnelle des prix de certains produits pour s’équiper, notamment en véhicules roulants, il devront encore patienter avant de pouvoir bénéficier de la baisse des taux des crédits. « Les banques sont toujours en train de puiser dans les stocks monétaires qui étaient assortis à un taux directeur supérieur de 50 points ou de 75 points au niveau actuel », nous livre un banquier de la place financière marocaine.

Décalages et arbitrages  

Du coup, en l’absence de mesures incitatives et contraignantes exclusivement dédiées à la consommation et par la même à la demande, le coût de financement de cette catégorie ne devrait s’adoucir que dans trois mois, et ne devrait significativement baisser que dans environ six mois. En attendant, les consommateurs devront faire leur arbitrage, et les banques ne manqueront évidemment pas de tirer profit de ce décalage, surtout qu’elle surveillent les risques en cette période avec une attention sans précédent.

« Nous continuons à suivre les même règles prudentielles dans le traitement des demandes de crédit, mais j’avoue que nous sommes extrêmement vigilant quant aux secteurs les plus touchés par la crise », nous livre une autre source bancaire, chargée des risques. « Beaucoup ne pourront pas bénéficier de crédits conventionnels mais exclusivement des crédits de relance qui sont garanti par l’Etat, si et seulement si elles remplissent les conditions de garantie qui ont été mises en place », reconnait notre source. En revanche, les secteurs qui ont tiré leurs épingle du jeu pendant cette période pourront eux bénéficier de conditions très avantageuses s’il parviennent à négocier correctement le coût de leur risque.

En somme, le consommateur reste encore le parent pauvre des mesures de relance à un moment où la demande va jouer un rôle crucial pour l’ensemble du tissus économique et surtout au moment où l’incertitude est tellement grande que beaucoup sont tentés, à juste titre, de garnir leurs bas de laine au lieu d’augmenter leurs dépenses. Dans l’attente de la Loi de finance rectificative, pour l’instant entourée d’un certain mystère et dont l’adoption risque grandement d’être « politisée » dans l’hémycicle, il est plus que jamais vital de donner confiance aux consommateurs.

 

Par Othmane Zakaria

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