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Activité économique: En attendant les derniers chiffres, le HCP refait le point sur le 1er trimestre

Activité économique: En attendant les derniers chiffres, le HCP refait le point sur le 1er trimestre
Source : Lesinfos.ma
30/06/2020 16:00

Dans une note d'information sur la situation économique nationale au premier trimestre 2020, le Haut-Commissariat au plan (HCP), a confirmé le ralentissement de la croissance économique au Maroc. Cette dernière s'est établie à 0,1% contre 2,8% durant la même période de l'année précédente.

Cette chute est le résultat des effets conjugués de la baisse de 4% en volume de la valeur ajoutée du secteur primaire, et du ralentissement en volume, des taux d'accroissement des valeurs ajoutées des secteurs secondaire et tertiaire. Celle du deuxième secteur est passée de 4,7% au T1-2019 à 0,2% au T1-2020, tandis que celle du troisième secteur est passée de 3,7% à 1,2%.
 
En ce qui concerne l'évolution de la VA du secteur primaire, le HCP a indiqué qu'elle s'explique par la baisse de l'activité de l’agriculture de 5% au lieu de 5,9% une année auparavant, et par une augmentation de celle de la pêche de 5,2% au lieu de 20,9%.
 
De son côté, le secteur secondaire a été impacté d'une part par le ralentissement du rythme d'accroissement des valeurs ajoutées du bâtiment et travaux publics (1% au lieu de 1,7%), et des industries de transformation (0,6% au lieu de 2,9%), et d'autre part par la baisse des valeurs ajoutées de l'industrie d'extraction de 0,4% au lieu d'une hausse de 5,4%, et de l'électricité et eau de 3,4% au lieu d'une hausse de 21,8%.
 
S'agissant du troisième secteur , le HCP a expliqué que son ralentissement est le résultat de la baisse des VA des hôtels et restaurants de 7% au lieu d'une hausse de 2,9%, des transports de 2,6% au lieu d'une hausse de 6,4%, du commerce de 0,4% au lieu d'une hausse de 3%, et de la hausse de celles des services rendus par l’Administration Publique générale et la sécurité sociale de 5,8% au lieu de 4,3%, des services de l'éducation, de la santé et de l'action sociale de 3% au lieu de 1,5%,des services financiers et assurances de 1,8% au lieu de 4,6%, des postes et télécommunications de 1,1% au lieu de 1,5%, et des services rendus aux ménages et aux entreprises de 0,5% au lieu de 4,5%.
 
Faible inflation et ralentissement de la demande intérieure
 
Aux prix courants, le PIB a connu une hausse de 0,4% au lieu de 4,1% une année auparavant, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 0,3%
au lieu de 1,3%, peut-on lire dans la note du Haut-Commissariat au Plan. Dans le même sillage, la demande intérieure s'est accrue de 0,6% au premier trimestre 2020 au lieu de
0,8% la même période de l'année précédente, contribuant ainsi pour 0,6 point à la croissance économique nationale au lieu de 0,8 point.
 
Les dépenses de consommation finale des ménages ont vu leur taux d'accroissement passer de 2,7% au premier trimestre 2019 à 1,4% avec une contribution à la croissance de 0,8 point au lieu de 1,6 points, tandis que la consommation finale des administrations publiques s'est accrue de 6,2% au lieu de 3,4%, avec une contribution à la croissance de 1,3 point au lieu de 0,7 point.
 
Une contribution négative des échanges extérieurs
 
Selon le HCP, les échanges extérieurs de biens et services ont impacté négativement  la croissance, se situant à (-0,5) point au lieu d'une contribution positive de 2 points
le même trimestre de l'année précédente. Les exportations de biens et services ont affiché une baisse de 4,4% durant le premier trimestre 2020 au lieu d'une hausse de
6,5% une année auparavant, avec une contribution à la croissance de (-1,7) points au lieu de 2,5 points. 
 
En ce qui concerne les importations, le HCP a indiqué que ces dernières ont accusé une baisse de 2,4% au T1-2020 au lieu d'une hausse de 1,1%, avec une contribution de 1,2 point au lieu d'une contribution négative de (-0,6) point une année passée.
 
Le besoin de financement augmente 
 
Le ralentissement du PIB de 0,4% au lieu de 4,1% au T1-2019, et la baisse du taux d'accroissement des revenus nets reçus du reste du monde de 12,1% au lieu d'une baisse de 11,1% ont lourdement impacté le revenu intérieur brut disponible qui a connu une baisse de 0,1% au premier trimestre 2020 au lieu d'une hausse de 3,4% une année auparavant.
 
Selon le HCP, l'épargne nationale est actuellement située à 25,4% du PIB au lieu de 28,2%, tandis que l'investissement brut a représenté 30,6% du PIB au lieu de 32,7% durant le même trimestre de l'année précédente. Le besoin de financement de l'économie nationale s'est ainsi aggravé par rapport au premier trimestre 2019 passant de 4,5% du PIB à 5,1%.
 
 
Fatima-Zahra Coundi

 

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