Des scientifiques russes identifient un nouvel indicateur de vieillissement des cellules humaines

Des scientifiques russes identifient un nouvel indicateur de vieillissement des cellules humaines
Source : Ministère de l'Éducation et de la Science
06/12/2022 17:00

Des scientifiques russes ont identifié un nouvel indicateur de vieillissement des cellules humaines, mesuré par la teneur des cellules en ions de potassium, a annoncé, mardi, le ministère de l'Éducation et de la Science.

Selon une étude publiée par des chercheurs de l'Institut de cytologie de Saint-Pétersbourg relevant de l'Académie russe des sciences, le vieillissement prématuré des cellules provoqué par le stress oxydatif se caractérise par une diminution significative de la teneur en ions potassium de ces cellules", précise un communiqué du ministère.

Les scientifiques sont parvenus à ce constat à l'issue d’une série d'expériences sur des cellules souches mésenchymateuses de l'endomètre humain.

"Nous avons soumis des cellules endométriales humaines à un stress oxydatif, qui provoque un vieillissement prématuré. Ensuite, ces cellules ont été utilisées pour comprendre comment le vieillissement affectait la teneur et les mécanismes de transport des cations intracellulaires (potassium et sodium), qui sont responsables de la viabilité des cellules et de la régulation de diverses fonctions cellulaires", a déclaré Irina Marakhova, chercheuse au Laboratoire de signalisation intracellulaire de l'Institut de cytologie.

Les chercheurs ont constaté que "les gradients ioniques caractéristiques d'une cellule normale sont conservés (la teneur en potassium de la cellule est plus élevée, et la teneur en sodium est plus faible). Or, dans une cellule vieillissante, la teneur spécifique en potassium diminue".

Selon les auteurs de l’étude, un indicateur comme la teneur en potassium intracellulaire pourrait être utilisé à l’avenir comme un marqueur pour déterminer si les cellules sont sujettes au vieillissement prématuré.

Cet indicateur peut s’avérer utile en oncologie pour déterminer si les changements dans la composition ionique des cellules malignes peuvent être utilisés comme un outil pour réduire le taux de croissance des tumeurs, conclut le ministère.

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