Le ministère de la Santé s’apprête à soumettre aux représentants des pharmaciens la version finale du projet de décret encadrant la révision des prix de vente des médicaments. Ce texte, qui remplacera la loi 01-00, doit encore être validé par le Conseil de gouvernement. Une réunion est programmée cette semaine pour trancher les derniers points de divergence, notamment sur la grille tarifaire.
Selon Khalid Zouine, président du Conseil national de l’Union nationale des pharmaciens du Maroc, la rencontre visera à « définir les points urgents et prioritaires du cahier revendicatif ». Pas moins de douze dossiers figurent à l’ordre du jour, parmi lesquels l’intégration de nouvelles missions pour les officines, l’application de la régionalisation, l’adaptation du cadre juridique aux compléments alimentaires et la révision d’une loi sur les stupéfiants datant de 1922.
Le cœur du désaccord : les marges et la représentativité
La réforme touche un sujet sensible : les marges bénéficiaires. Des sources proches du dossier indiquent que le projet ne prévoit pas de modification pour la marge des pharmaciens, mais envisage un ajustement de celle des fabricants. Un point qui concerne directement les patients atteints de maladies chroniques, dépendants de traitements coûteux.
Les syndicats dénoncent également l’absence de concertation et la suppression de dispositions garantissant l’existence des Bureaux étudiants, des associations et des conseils élus. Pour eux, cette révision met en péril un acquis majeur de la vie universitaire et réduit la capacité des étudiants à défendre leurs droits et à participer aux décisions.
Les attentes du corps estudiantin
Trois organisations représentatives — la Coordination nationale des étudiants ingénieurs, le Comité national des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie, ainsi que l’Union nationale des étudiants du Maroc — ont exprimé leur opposition. Elles rappellent que l’accord signé en 2024 avec le ministre Azzedine El Midaoui reconnaissait la légitimité des instances étudiantes et leur rôle dans la gouvernance universitaire.
Les étudiants redoutent que la disparition des articles 71, 72 et 73 de la loi 01-00 ne réduise leur espace de participation. « Les étudiants ne sont pas de simples récepteurs, mais des partenaires dans la prise de décision », rappellent-ils dans un communiqué conjoint. Ils préviennent qu’en l’absence de garanties au Parlement, la mobilisation pourrait s’intensifier dès le début de l’année académique.


