Le procès de Saad Lamjarred, attendu ce lundi 1ᵉʳ décembre devant la cour d’assises du Var pour des accusations de viol qu’il réfute, n’a finalement pas débuté. L’audience a été renvoyée d’au moins six mois en raison de l’état de santé de la présidente de la cour, ont indiqué des sources judiciaires.
Le chanteur, qui devait comparaître libre, n’a donc pas été convoqué au tribunal de Draguignan. Lors d’une réunion entre les avocats de la défense et ceux de la partie civile, un magistrat a prononcé une ordonnance de renvoi, prolongeant le contrôle judiciaire de l’artiste dans l’attente d’une nouvelle date d’audience.
L’affaire concerne les accusations d’une barmaid rencontrée en 2018 près de Saint-Tropez, qui affirme avoir été violée après une soirée en discothèque. Des faits que Saad Lamjarred nie fermement.
Ce dossier s’ajoute à plusieurs autres dans lesquels l’artiste a été mis en cause. En 2023, il avait été condamné à six ans de prison par la cour d’assises de Paris pour le viol présumé d’une jeune femme en 2016, une décision qu’il conteste et pour laquelle un procès en appel devait se tenir en juin à Créteil. Cette audience a, elle aussi, été reportée à une date ultérieure.
Parallèlement, la plaignante dans l’affaire de 2016 et quatre personnes présentées comme complices doivent être jugées pour tentative d’extorsion. Le groupe est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir trois millions d’euros du chanteur en échange d’un retrait de plainte.
Le report du procès de Draguignan repousse une nouvelle fois l’examen judiciaire d’une affaire particulièrement médiatisée, suivie de près au Maroc comme en France.


