La première Conférence sur les victimes africaines du terrorisme, organisée à Rabat en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour la Lutte contre le Terrorisme (UNOCT), a ouvert un nouvel espace de réflexion sur les réponses africaines au fléau de l’extrémisme violent.
Le ministre Nasser Bourita a souligné que l’Afrique reste la région la plus touchée par le terrorisme, avec des attaques particulièrement sévères dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Ces violences provoquent des milliers de victimes, des déplacements massifs, la déscolarisation des enfants, la destruction des communautés et un affaiblissement du tissu social et économique.
Selon M. Bourita, les victimes ne doivent pas être vues uniquement comme des personnes à accompagner, mais comme des acteurs essentiels capables de contribuer directement à l’élaboration de stratégies africaines plus humaines et efficaces. Leur expérience sur le terrain permet de renforcer la prévention et la résilience face à l’extrémisme.
La Conférence s’inscrit dans la continuité de la Vision Royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui place l’Afrique au centre de la politique étrangère marocaine, fondée sur la solidarité, la coopération et le partage d’expertises. Le Royaume met en œuvre une stratégie nationale intégrée reposant sur trois piliers : la vigilance sécuritaire, le développement socio-économique et la consolidation d’un champ religieux fondé sur la modération et la tolérance.
L’objectif de cette rencontre est de transformer la reconnaissance des victimes en un engagement africain concret et structurant. Le Bureau Programme de Rabat de l’UNOCT jouera un rôle clé dans la formation, le soutien technique et l’accompagnement des victimes à l’échelle régionale.
La séance d’ouverture a réuni le Secrétaire Général adjoint des Nations Unies, Alexandre Zouev, plusieurs ministres africains, en particulier du Sahel, ainsi que des représentants d’organisations régionales, d’experts internationaux et d’associations de victimes africaines. Cette rencontre marque une étape importante pour placer les survivants au centre des politiques africaines de lutte contre le terrorisme.


