Le paiement des amendes routières s’apprête à changer de visage. Le ministère de l’Intérieur travaille à un déploiement élargi des terminaux de paiement électronique pour permettre aux automobilistes de régler leurs contraventions directement sur place, par carte bancaire ou moyen équivalent. Objectif affiché : simplifier les procédures, sécuriser les flux financiers et réduire l’usage du numéraire.
Le ministre Abdelouafi Laftit l’a confirmé. Le projet s’inscrit dans une démarche progressive, menée en coordination avec l’Agence nationale de la sécurité routière et la Trésorerie générale du Royaume. Les aspects techniques et organisationnels sont en cours d’évaluation, dans la perspective d’un dispositif multicanal intégrant pleinement les TPE.
Le terrain n’est pas vierge. Depuis plusieurs années, le paiement des amendes différées est possible via les banques, les agences de proximité ou les plateformes numériques de la Trésorerie. Ce système s’est ensuite étendu aux règlements immédiats, avec l’introduction progressive des moyens électroniques aux côtés des espèces et des chèques. L’arrivée des TPE marque un saut qualitatif. Le paiement devient instantané, traçable et sécurisé, sans manipulation de liquidités.
Pour l’administration, les gains sont clairs. Moins d’erreurs, des délais raccourcis et une meilleure traçabilité des transactions. La digitalisation renforce aussi la coordination entre les forces de sécurité et les services financiers, tout en facilitant le contrôle et l’audit. Le traitement des infractions gagne en lisibilité.
Côté usagers, l’impact est tout aussi concret. Un règlement immédiat, sans déplacement supplémentaire. Des guichets moins encombrés. Et toujours la possibilité de bénéficier des réductions prévues par la loi en cas de paiement dans les délais. Un confort accru, mais aussi un signal en faveur de la transparence et de la confiance dans le service public.
Aucune date n’est encore avancée pour une généralisation à l’échelle nationale. Le cap, lui, est fixé. Aligner la gestion des amendes routières sur les standards numériques modernes et inscrire la circulation quotidienne dans une logique de service public plus fluide, plus sûr et plus lisible.


