Alors que la saison de pressage et de commercialisation de l’huile d’olive atteint son pic, l’ONSSA a intensifié ses opérations de contrôle, aboutissant à 58 dossiers transmis à la justice pour huile impropre à la consommation. Cette période de forte demande, conjuguée à une production abondante, a également entraîné une baisse des prix sur les marchés, soulignant l’importance de maintenir des standards sanitaires stricts.
Jusqu’à fin décembre 2025, l’Office a délivré 727 autorisations sanitaires aux unités de trituration, y compris celles spécialisées dans l’extraction de l’huile de grignon, appelée fitour, conformément aux dispositions légales. Ces contrôles incluent des prélèvements et analyses en laboratoires spécialisés, ainsi que des inspections sur les marchés et dans les commerces pour lutter contre la fraude et la falsification.
Le débat autour du fitour, résidu solide du pressage des olives, a été relancé par ces saisies. Son utilisation est strictement encadrée par la loi : seule l’extraction dans des unités agréées est autorisée, et la commercialisation sous l’appellation d’“huile d’olive vierge” est interdite. L’huile de fitour se décline en fitour raffinée et en huile de grignon, toutes deux soumises à des normes d’acidité précises.
Khadija Arif, cheffe du service de contrôle des produits végétaux et d’origine végétale à l’ONSSA, rappelle que l’huile d’olive vierge doit être extraite exclusivement des fruits par des procédés mécaniques ou physiques, sans traitement chimique, et répondant à des critères stricts d’acidité et de qualité. Ces classifications garantissent que l’huile vendue aux consommateurs respecte les normes sanitaires ET organoleptiques en vigueur.


