Selon nos dernières informations, Abdelnabi Biyoui, actuellement détenu à la prison locale d’Oukacha à Casablanca, aurait obtenu un téléphone portable lors de son transfert à l’hôpital Ibn Rochd le 28 décembre dernier, où il avait été admis pour recevoir des soins à la suite d’un malaise. Ce geste constitue une violation manifeste de la loi 10.23 régissant l’organisation et le fonctionnement des établissements pénitentiaires, laquelle encadre strictement les modalités de communication des détenus avec l’extérieur.
L’affaire a éclaté après l’exploitation des images de vidéosurveillance de l’hôpital. Celles-ci montrent clairement qu’un agent chargé du transfert et de la garde du détenu lui a remis un téléphone portable à l’intérieur même de la salle de soins. Les images révèlent ensuite que Biyoui a passé un appel téléphonique et communiqué avec une partie encore inconnue, avant de rendre l’appareil à l’agent concerné.
Les soupçons se sont renforcés le lendemain, le 29 décembre, lorsqu’un téléphone portable a été découvert lors d’une fouille de routine effectuée dans l’enceinte de l’hôpital. L’appareil a été retrouvé en possession personnelle de Biyoui, soulevant de sérieuses interrogations sur les conditions dans lesquelles il a pu se le procurer.
Face à la gravité des faits, deux fonctionnaires de la prison d’Oukacha ont été convoqués par la brigade de la police judiciaire pour être interrogés. À l’issue de l’enquête préliminaire, ils ont été présentés devant le parquet compétent, mais laissés en liberté provisoire, dans l’attente de la suite de la procédure.
Par ailleurs, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’un autre mode d’introduction du téléphone, notamment par dissimulation dans un plateau-repas servi au détenu durant son hospitalisation. Cette possibilité alimente les soupçons d’un réseau de complicités internes ayant permis à Biyoui de contourner les règles strictes de surveillance.


