Le verdict est tombé : les membres de la cellule terroriste dite des « Lions du califat », démantelée en février 2025, ont été lourdement condamnés par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat. Les peines cumulées atteignent 151 ans de prison, illustrant la gravité des faits reprochés et le danger que représentait ce réseau pour la sécurité du pays.
Le principal accusé a écopé de 23 ans de réclusion, tandis que deux autres membres ont été condamnés à 18 ans chacun. D’autres prévenus ont reçu des peines de 12 ans, six ont été condamnés à 10 ans, et deux autres à 4 ans de prison ferme.
Les autorités avaient suivi cette cellule pendant près d’une année avant de passer à l’action. Les arrestations avaient été menées de manière simultanée dans plusieurs villes du Royaume, notamment à Laâyoune, Casablanca, Fès, Taounate, Tanger, Azemmour, Guercif, Oulad Teima et Tamesna, en périphérie de Rabat, révélant l’ampleur géographique du réseau.
Selon les éléments de l’enquête, la cellule opérait sous l’influence directe d’un cadre de haut rang de l’organisation Daech dans la région du Sahel, connu sous le nom d’« Abderrahmane Sahraoui », de nationalité libyenne. Ce dernier aurait orienté et encouragé les membres du groupe à planifier des attaques terroristes contre des cibles au Maroc.
Les investigations ont permis de mettre la main sur un arsenal inquiétant. Les forces de sécurité ont saisi des engins explosifs prêts à l’emploi, des substances suspectées d’être utilisées pour la fabrication de bombes, ainsi que des armes blanches, confirmant l’imminence d’un passage à l’acte.


