Assister à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis s’annonce comme une expérience… coûteuse. Très coûteuse. À l’approche du tournoi, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet, les premiers signaux d’alerte se multiplient, notamment du côté des transports.
Le cas du Gillette Stadium, situé à plus d’une heure de train de Boston, illustre parfaitement cette inflation. Selon les autorités locales, un billet aller-retour depuis le centre-ville passera de 20 à 80 dollars pendant la compétition, soit une hausse spectaculaire de 300 %. Une décision confirmée par la Massachusetts Bay Transportation Authority, qui fait déjà grincer des dents.
Et ce n’est pas tout. Pour pallier l’éloignement du stade, des services de bus spéciaux devraient être mis en place… avec des tarifs pouvant atteindre 90 dollars l’aller-retour. Une alternative à peine plus avantageuse, qui renforce le sentiment d’un événement de plus en plus inaccessible.
La Football Supporters’ Association n’a pas tardé à réagir. L’organisation britannique, qui représente de nombreux fans anglais notamment ceux venus soutenir les Three Lions lors de leur match prévu le 23 juin dénonce une situation injuste. Elle accuse les organisateurs de ne pas avoir anticipé l’impact de l’éloignement des infrastructures sur les coûts pour les supporters.
Mais le problème dépasse largement le seul transport. Depuis les premières phases de vente, les billets pour les matches affichent déjà des prix jugés exorbitants. Et à cela s’ajoutent les dépenses incontournables : vols internationaux, hébergement, restauration… Autant de postes budgétaires qui flambent traditionnellement lors d’un événement de cette ampleur.
Résultat : pour de nombreux fans, le rêve de vivre une Coupe du monde sur place risque de se transformer en parcours du combattant financier. Derrière la promesse d’un spectacle planétaire, une question persiste : le football mondial est-il en train de devenir un divertissement réservé à une élite ?


