La question du statut de Sebta et Melilla ravive les tensions diplomatiques entre plusieurs capitales. Ce mardi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réagi avec fermeté aux récents appels venus des États-Unis en faveur de la marocanité des deux enclaves, qualifiant ces affirmations d’« absurdes ».
Il répondait à une question d’un média ibérique faisant état de déclarations relayées ces dernières semaines outre-Atlantique, selon lesquelles le Maroc chercherait à « décoloniser Ceuta et Melilla avec le soutien des États-Unis ». Une hypothèse que Madrid rejette catégoriquement.
Ces prises de position aux États-Unis ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans un débat plus large porté par certaines figures politiques et analystes américains. L’ancien conseiller du Pentagone Michael Rubin a récemment exprimé un soutien à la marocanité des deux villes, suivi par le député républicain Mario Diaz-Balart, proche du sénateur Marco Rubio.
Ces interventions interviennent dans un climat diplomatique déjà chargé, marqué par des divergences entre l’administration américaine dirigée par Donald Trump et le gouvernement espagnol du Premier ministre Pedro Sanchez, notamment sur plusieurs dossiers internationaux, dont la guerre en Iran.
Pour Madrid, aucune ambiguïté n’est permise : Sebta et Melilla restent des villes espagnoles à part entière. Le gouvernement insiste sur le caractère « clos » de ce débat sur le plan juridique et diplomatique, rejetant toute tentative de remise en cause de leur souveraineté.


