À peine la tension retombée aux abords de Sebta, une nouvelle campagne de mobilisation fait son apparition sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs jours, des messages largement relayés sur différentes plateformes invitent des candidats à la migration irrégulière à converger vers la région le 15 août, dans l’objectif de tenter un nouveau passage collectif vers l’enclave.
L’origine de ces publications demeure inconnue. Elles renvoient toutefois les internautes vers des groupes privés, notamment sur WhatsApp, où seraient diffusées des informations logistiques destinées à coordonner les déplacements et à organiser les rassemblements.
Les messages promettent également, pour certains, un accès facilité à l’Espagne ou des opportunités d’emploi, dans le but d’attirer un maximum de candidats. Des arguments que les autorités considèrent comme de fausses promesses servant à alimenter les réseaux de migration clandestine.
Cette nouvelle campagne intervient quelques jours après les événements survenus à Sebta et Melilia. Le ministère de l’Intérieur avait alors affirmé que les mouvements enregistrés n’étaient pas spontanés, mais le résultat d’une combinaison de facteurs, parmi lesquels la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux, l’action des réseaux de traite des êtres humains et des interprétations erronées de certaines décisions de justice ayant laissé croire à un accès facilité au territoire européen.
La date du 15 août n’est pas inédite. Des appels similaires avaient déjà circulé en 2024 puis en 2025, poussant de nombreux jeunes à rejoindre Fnideq dans l’espoir de gagner Sebta. À chaque fois, les autorités avaient renforcé le dispositif sécuritaire afin de prévenir toute tentative de passage massif.
La résurgence de ces messages confirme le rôle grandissant des plateformes numériques dans la diffusion de contenus liés à la migration irrégulière. Les autorités rappellent que l’incitation, l’organisation ou la facilitation de telles opérations constituent des infractions passibles de poursuites judiciaires et appellent les citoyens à ne pas se laisser entraîner par des informations non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux.


