Paul Feig : "Je ne voulais pas subvertir S.O.S Fantômes, je voulais subvertir Hollywood"

Paul Feig :
Source : Premiere.fr Live
13/07/2016 07:31

Le réalisateur du reboot féminin du film culte d’Ivan Reitman ne veut pas salir nos souvenirs d’enfance. Il veut changer l'industrie.

« Honnêtement, je pensais que tout le monde allait trouver ça marrant. Je n’avais aucune idée de la tempête qu’on allait déchaîner ». Des centaines d’insultes, de menaces de mort et 900 000 dislikes plus tard, Paul Feig a une vision plus lucide de la galère dans laquelle il s’est embarqué. La responsabilité du film à la fois le plus attendu et le plus redouté de l’année (Le Réveil de la force est sorti en 2015…), d’une polémique sexiste radioactive, du blockbuster Sony de l’été. De quoi être un poil nerveux.

Passé à côté du culte

Pourtant, si Feig s’est lancé dans cette aventure, c’est juste parce qu’on lui a proposé. Ce n’était pas son « dream project », le film pour lequel il est né, mais juste un projet que Hollywood lui a mis entre les mains. D’ailleurs, le réalisateur de Mes meilleures amies est complètement passé à côté du culte S.O.S Fantômes. « J’avais 22 ans quand j’ai vu le film pour la première fois. Je n’ai pas grandi avec, et je n’avais pas réalisé que toute une génération avait grandi avec ». En dépit de (ou grâce à) l’absence de lien séminal, son Ghostbusters entretient un rapport incroyablement révérencieux à l’original. Tout y est, Ecto 1, le Slime, le logo, les proton packs, New York… SOS Fantômes 2016 s’aligne sur son matériau d’origine jusque dans sa structure : sa scène pré-générique ne semble exister que pour pouvoir balancer le tube de Ray Parker Jr. et entrer réellement dans le film. « On ne peut pas imaginer SOS Fantômes sans cette musique. Un ami à moi a réalisé un remake de Max la menace (Peter Segal, 2008), que j’adore, mais quand je me suis installé devant le film, je n’avais qu’une hâte c’était d’entendre la chanson, c’était ça qui allait me plonger dans le film. J’ai attendu, attendu et… elle n’était pas dedans ! C’est comme si le film n’avait jamais commencé. C’était trop frustrant. Pour moi c’était une évidence : on allait faire la scène d’ouverture, et puis boom, balancer la chanson. C’est grâce à elle qu’on se dit ‘wahou, c’est SOS Fantômes !’ ». ...




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