Les recettes du CESE pour un État et des entreprises plus responsables

Les recettes du CESE pour un État et des entreprises plus responsables
Source : Telquel.ma
30/08/2016 11:04

La RSE (Responsabilité sociale et environnementale) reste essentiellement l’apanage des grandes entreprises. Le CESE incite celles-ci à aller plus loin, l’Etat à être exemplaire et à encourager les PME à adhérer à cette démarche.

La RSE (Responsabilité sociale et environnementale) reste essentiellement l’apanage des grandes entreprises. Le CESE incite celles-ci à aller plus loin, l’État à être exemplaire et à encourager les PME à adhérer à cette démarche.

Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a adopté le 25 août son rapport sur la RSO (Responsabilité sociétale des organisations). Les organisations (entreprises, administration, associations…) ont des impacts sur leur environnement (au sens large), la RSE (Responsabilité sociale et environnementale) cherche à prendre davantage en compte ces conséquences négatives, pour que l’organisation soit plus performante au niveau environnemental, social et économique.

Le CESE qui s’était autosaisi du sujet, montre dans son rapport qu’il existe bien au Maroc des textes (lois, chartes, conventions internationales, codes de bonne conduite…) encadrant la RSE, mais que la pratique reste encore limitée aujourd’hui. Pour le moment, elle est principalement intégrée par de grandes entreprises productives, les plus impliquées étant celles dont l’activité dépend des ressources naturelles.

Ce que regrette le CESE

Les droits de l’Homme bafoués au travail : la RSO commence par le respect des droits de l’Homme, qui ne sont pas toujours observés par l’employeur. Le CESE cite pléthore d’exemples : conditions de travail, travail des enfants, discrimination envers les femmes ou les personnes handicapées lors du recrutement, harcèlement sexuel au travail…

Les banques pas assez engagées : Dans le secteur financier, la RSE concerne principalement le personnel (et certaines parties prenantes) mais est très rarement perçu comme un critère d’attribution de crédits. Les banques ne regardent donc pas le degré de respect de RSO dans les projets qu’elle finance.

Des textes qui tardent ou ne sont pas appliqués : Le CESE rappelle le non-respect de la part des employeurs des conditions minimum en termes de salaires et/ou de protection sociale ou encore la non protection des travailleurs dans les sites de construction. Le manque d’inspecteurs « accroît la détérioration de la situation », peut-on lire dans le rapport. Autre exemple : la stratégie nationale du développement durable (SNDD) développée par le ministère de Hakima Elhaité n’a toujours pas été adoptée.

Pas assez de transparence : Alors que le Maroc s’est engagé sur la voie du développement durable (en se donnant des objectifs ambitieux lors de la COP21 par exemple), le CESE regrette qu’il ne se soit pas doté d’une gouvernance adaptée au développement durable. La bonne gouvernance induit la transparence ou encore la réédition des comptes, aujourd’hui manquantes (et entraînant la corruption), d’après le CESE. Or, étant donné que la RSE va parfois à l’encontre des intérêts particuliers, la transparence est primordiale pour assurer son respect. ...

 

 

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