"Juste la fin du monde" : L'enfer familial selon Xavier Dolan

Source : France24 International
21/09/2016 16:28

Attendu de pied ferme après le succès de "Mommy", Xavier Dolan revient ce mercredi avec un huis-clos dans l'enfer des règlements de comptes familiaux. "Juste la fin du monde" est un condensé de l'œuvre du jeune prodige québécois. Déroutant.

On n’est pas "jeune prodige du cinéma" sans susciter quelques acrimonies. Xavier Dolan le sait, lui qui est devenu au gré de ses ambitieuses productions celui qu’on aime détester ou, pis encore peut-être, celui que l’on déteste aimer. Le personnage comme le cinéaste fascine ou irrite. Ses coups de gueule contre une critique qu’il juge trop sévère ou ses larmoyantes envolées sur la Croisette ont façonné l’image d’un jeune homme talentueux qui manque autant de modestie qu’il déborde de sincérité. Et ce n’est pas avec "Juste la fin du monde", son sixième long-métrage, que le réalisateur de 27 ans va se réconcilier avec ses détracteurs. Tout dans ce film, auréolé du Grand prix du dernier Festival de Cannes, prête en effet le flanc aux critiques dont il fait irrémédiablement l’objet : hystérique, tape-à-l’œil, clipesque, tire-larmes…

L’histoire tout d’abord – tirée de la pièce éponyme du défunt dramaturge Jean-Luc Lagarce –, est un condensé de l’œuvre déjà bien fournie du Québécois. Après douze ans d’absence, Louis, un écrivain à succès de 34 ans, retourne dans sa ville natale pour annoncer à sa famille qu’il va bientôt mourir (de ce qu’on suppose être le sida) : huis-clos, repas de famille, engueulades, coups de poing sur la table… tout y est. L’ensemble est servi par un casting resserré, mais prestigieux : Gaspard Ulliel (dans le rôle de Louis) entouré de Nathalie Baye (qui joue Martine, la mère), Léa Seydoux (la petite sœur Suzanne), Vincent Cassel (le grand frère Antoine) et Marion Cotillard (Catherine, l’épouse de celui-ci). Une distribution cinq étoiles, donc. Que Xavier Dolan dirige jusqu’à la surinterprétation.

Le trop plein dans le trop peu

Après le succès critique et public de "Mommy", c’est peu dire que "Juste la fin du monde" est très attendu. Tellement attendu que l’on soupçonne Dolan d’avoir voulu prendre tout le monde de court. Non pas en changeant de registre mais en le concentrant, le comprimant même, sur une durée peu habituellement courte pour lui (1 heure 37, montre en main).




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