Du street art à la peinture, le parcours atypique du graffiteur Leyto

Du street art à la peinture, le parcours atypique du graffiteur Leyto
Source : Lesiteinfo.com
06/12/2016 11:45

La Galerie Krome de Casablanca expose jusqu’au 25 décembre une vingtaine de toiles de l’artiste, fruit d’une résidence de plusieurs semaines dans la capitale économique.

Goulwen « Leyto » Mahé est un jeune graffiteur originaire de Saint-Brieuc, en Bretagne. Comme tout tagueur, il a fait ses premières armes dans la rue. Le street art ou l’art de la désertion. La transgression comme unique intention créatrice. Tags, throw-up : la rapidité d’exécution est ici essentielle. On commence par enterrer les codes, on se moque des conventions. On arpente les friches industrielles, on tombe amoureux d’un mur ou d’une rame de métro abandonnée. Qu’irait-on s’enfermer dans un atelier quand on a la vie devant soi ? Rimbaud l’a dit : « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». L’artiste, s’il le veut, reste cet éternel adolescent, aux semelles de vent. Une bombe d’aérosol, en guise de plume.On ne vient pas non plus au dessin et à la peinture par hasard. Leyto est aussi un fervent admirateur de l’action painting, plus précisément du grand maître de l’expressionnisme abstrait Jackson Pollock. De lui, il garde l’impulsivité du geste, une approche que l’on imagine quelque peu chamanique de la peinture. Si les toiles qu’expose la galerie Krome ont été réalisées en un laps de temps, elles n’en perdent rien en intensité. La frénésie casablancaise s’invite dans des toiles dont les titres restent parfois énigmatiques. « Le grand bleu », « Casa by night » ou « Self defense » semblent traiter le matériau urbain comme des flashs de couleur à capter, des ondulations à maîtriser. Chaque toile vibre d’un mouvement qui résonne avec la vitesse même de la ville.Graffiti et calligraphie D’autres titres font signe vers la pratique de l’écriture, beaucoup plus que du dessin. « Les cahiers de Flores » ou « Glyphes d’Agobarys » mettent en évidence l’importance des caractères dans la pratique du street art. Le tag ou le graffiti ne se réduisent pas qu’à un dessin, ils convoquent toujours l’écrit. On sait que le terme de graffiti appartient au vocabulaire de l’archéologie et a servi à désigner les inscriptions rencontrées sur les murs de Pompéi, près de Naples. Le tag est apparu, de son côté, dans les années 70, aux Etats-Unis et désignait une inscription graphique. Le graffiteur est un écrivain de la rue, un poète urbain. ...




Recherche

En bref Voir plus



Les articles les plus lus

Buzz

Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale