Gazoduc Nigéria-Maroc : Le new deal ouest-africain

Gazoduc Nigéria-Maroc : Le new deal ouest-africain
Source : Telquel.ma
12/12/2016 17:05

C’est un gazoduc qui va souder les relations entre le Maroc et le Nigeria, depuis la visite du roi à Abuja. Entre les deux, une quinzaine de pays qu’il s’agit de convaincre de laisser passer le précieux gaz, contre leur électrification.

C’est un peu à l’image de cette pratique répandue au Maroc qui consiste à allumer un briquet à proximité de lbota (la bonbonne) pour s’assurer qu’elle est correctement raccordée à la cuisinière : ça passe ou ça casse. Le 3 décembre, lors de la visite de Mohammed VI à Abuja, le Maroc et le Nigeria ont conclu un partenariat entre leurs fonds souverains respectifs pour le financement d’un projet de gazoduc qui acheminerait du gaz nigérian le long de toute la côte de l’Afrique de l’Ouest, jusqu’au Maroc. “Et in fine en Europe”, ajoute le ministre nigérian des Affaires étrangères.

Si ça passe, ce tuyau de près de 6000 kilomètres de long permettrait au Maroc d’aligner nombre de ses stratégies, nationales et internationales, d’un seul coup. Transition et indépendance énergétique, leadership dans le codéveloppement africain en application de la stratégie gagnant-gagnant, pivot de la collaboration Nord-Sud, lobbying international sur la question du Sahara, etc. Tout y serait. Au conditionnel. Car si ça casse, et les obstacles sont nombreux avant de pouvoir ouvrir les vannes, il faudra compter sur un autre plan gazier pour se libérer péniblement du gaz algérien.

Du fossile au renouvelable

Alors que le Maroc s’est engagé, en ratifiant l’Accord de Paris, à réaliser 52% de la puissance électrique installée à partir de sources renouvelables d’ici 2030 et que sa demande électrique nationale augmente de plus de 6% par an, il faut absolument trouver des sources alternatives lorsque le vent ne fait pas tourner les éoliennes, que l’eau des barrages vient à manquer, et que le soleil n’illumine pas les panneaux solaires. “L’intégration des énergies renouvelables dans le système électrique national nécessite la mobilisation de moyens de production flexibles pour faire face à leur intermittence et améliorer la stabilité du réseau électrique”, déclarait d’ailleurs Abdelkader Aâmara, ministre de l’Énergie, en mai à Rabat. En matière de flexibilité, les centrales à charbon ou à fioul ne sont pas les plus indiquées. ...

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