Dix albums africains à écouter avant 2017

Dix albums africains à écouter avant 2017
Source : lesinrocks.com
17/12/2016 10:01

Toujours l'Afrique et sa luxuriante diversité, avec dix albums de la tradition la plus authentique aux grooves les plus actuels.

Seun Kuti & Egypt 80, Struggle Sounds

“Struggle music, struggle sound / Struggle people, struggle now” : ce qui est bien, avec Seun Kuti, c’est qu’on sait toujours à peu près à quoi s’attendre – de la révolte et du funk, des slogans abrasifs et des polyrythmies à foison – sans pour autant se retrouver moins estomaqué, à chaque nouvelle écoute, par la démonstration de puissance et de savoir-faire. Struggle Sounds ne contient que trois morceaux (Fela n’alignait généralement qu’un titre par face d’album) mais ce sont autant de décharges d’énergie pure : de l’afro-beat intemporel, ultra efficace, auquel il serait vain de songer à résister.

Abou Diarra, Koya 

Abou Diarra est d’un autre temps que le nôtre. Tout jeune, il a longtemps marché, seul et ne possédant rien. A la recherche de son destin, il s’est choisi un instrument, le kamele n’goni, puis un maître, Vieux Kanté, génie subitement disparu à l’orée de sa carrière. Ce temps, celui des mythes, de la parole qu’on n’énonce pas en vain, sous-tend entièrement la musique de Koya, album arrangé par Nicolas Repac et qui bénéficie de la présence de Vincent Bucher et de Toumani Diabaté. Abou y explore une veine blues qui, loin de dénaturer sa musique, en souligne encore la beauté profonde et la suprême sérénité.

Erik Aliana & Picket, Just My Soul

La voix d’Erik Aliana distille une magie rare qu’on ne saurait tout à fait expliquer. Elle emporte et berce, élève et réconforte au gré de ses détimbrés, onomatopées rythmées et envolées en fausset, témoignant toujours d’une assurance fragile et d’un espoir fébrile en une transcendance possible des malheurs humains. Dans Just My Soul, elle est sobrement accompagnée par une guitare, une basse et quelques percussions, exactement ce qu’il fallait pour magnifier sa flamboyante richesse et l’intense spiritualité qui l’anime.

Dhafer Youssef, Diwan of Beauty and Odd

Confronter les 24 quarts de ton de la musique arabe aux 12 demi-tons de la musique occidentale n’est pas chose aisée et force est de reconnaître que l’expérience se solde souvent par un appauvrissement des deux parties. Dhafer Youssef, lui, non seulement n’y a rien perdu, mais même a su conquérir dans un cadre résolument jazz un espace d’entière liberté pour son oud. Ce jazz aérien, qui le lance dans de longues chevauchées exaltées et propulse sa voix jusqu’à d’étonnantes hauteurs n’a jamais paru aussi épanoui, naturel, limpide, que dans ce Diwan of Beauty and Odd aux enivrements raffinés. ...




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