Evolution du Covid-19 au Maroc

484753
confirmés
8653
décès
470425
guérisons
Le 10 mai proclamé journée internationale de l'arganier par l'ONU Automobile : Hausse des ventes de 6,23% à fin février Chambre des représentants : Adoption des projets de loi sur les échéances électorales Covid-19 : Le taux de reproduction du virus se stabilise à 0,98 Hausse des exportations de phosphates et dérivés de 12,6% en janvier HCP : La TVA, "principale composante" qui influence le secteur informel Fès-Meknès : Approbation de conventions pour une enveloppe totale de 4,4 MMDH Covid-19 : Les mesures de restrictions prolongées de deux semaines France : Nicolas Sarkozy condamné à 3 ans de prison dont un an ferme Fortes averses orageuses du lundi au mercredi dans plusieurs provinces du Royaume

Au Cameroun, dans les régions anglophones, la crise se durcit

Au Cameroun, dans les régions anglophones, la crise se durcit
Source : Lemonde.fr Afrique
18/01/2017 12:30

Le gouvernement a déclaré l’interdiction de deux mouvements contestataires qui appellent depuis plus d’un mois à l’organisation de journées « villes mortes » et a procédé à des arrestations.

 

Lundi et mardi 17 janvier, les boutiques, restaurants, boulangeries, marchés et autres lieux de grand rassemblement du Nord-Ouest et Sud-Ouest, les deux régions anglophones du Cameroun, engagées dans un bras de fer avec le pouvoir central depuis plus d’un mois, sont restés fermés. Deux nouvelles journées de « ville morte » décrétées par le consortium constitué d’avocats, d’enseignants et de membres de la société civile anglophone (Cameroon Anglophone Civil Society Consortium, CACSC), ont donc été bien suivies par la population. Dans les rues de Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, quelques jeunes avaient même dressé des barricades et ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police.
Face à cette mobilisation, le gouvernement, dont les négociations avec les grévistes n’ont pas abouti jusqu’ici, a interdit dans la soirée de mardi, via un arrêté ministériel, le CACSC, chef de file de la contestation, et le Southern Cameroon National Council (SCNC), mouvement sécessionniste réclamant l’indépendance de la partie anglophone. « Il n’y aura donc ni fédéralisme, ni sécession », a tranché Issa Tchiroma Bakary, le porte-parole du gouvernement, au cours d’une conférence de presse tenue mardi en soirée. Il a précisé que le gouvernement avait répondu aux principales revendications des grévistes, passés selon lui de « légitimes porteurs de revendications » à « d’irréductibles contestataires, mus par des visées politiciennes ». Le texte indique que « toutes activités, réunions et manifestations lancées ou soutenues » par les deux organisations sont interdites et que « les contrevenants à la mesure d’interdiction sont passibles de poursuites judiciaires ».

Plusieurs sources annonçaient mardi soir, l’arrestation des chefs du Consortium ainsi que de jeunes militants. « Le président du CACSC a été arrêté à Buéa ainsi que des jeunes à Bamenda », a assuré Wilfred Tassang, secrétaire exécutif de la Cameroon Teachers Trade Union (CATTU) et membre du CACSC. « Je n’ai pas encore connaissance de ces arrestations, a déclaré au Monde Afrique un haut responsable de la police. Nous menons encore nos investigations. »

Trop de liberté

La situation se tend toujours plus. Des interruptions d’Internet dans la zone anglophone dès mardi soir ont été constatées. Par ailleurs, l’interdiction d’émettre, depuis le 10 janvier, de l’une des radios les plus écoutées de Bamenda, Radio Hot Cocoa (FM94) ajoute au climat de reprise en main par les autorités de Yaoundé. Le préfet du département de la Mezan dont dépend la ville, Pierre René Songa, sur ordre du gouverneur de la région du Nord-Ouest, a décrété son interdiction au motif d’« incitation à la violence, à la haine et à la désobéissance civile ». Les habitants, habitués à intervenir dans des émissions où les auditeurs ont la parole, ne peuvent donc plus exprimer leur « ras-le-bol » face aux « injustices » dont ils se disent victimes en tant qu’anglophones. ...


 

Recherche
Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo Plus

En bref Voir plus

Les articles les plus lus

Buzz

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale