Evolution du Covid-19 au Maroc

28500
confirmés
435
décès
19994
guérisons
Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara candidat à un troisième mandat Le Real au pied du mur pour la reprise de la ligue des champions Le Maroc déploie un hôpital de campagne à Beyrouth Rentrée scolaire 2020-2021: Démarrage des cours le 7 septembre Tourisme : Voici les axes clés du contrat-programme de relance signé aujourd'hui Facebook lance Reels, le concurrent direct de TikTok Allègement en trompe-l'oeil du déficit commercial de 16,2% au 1er semestre LaLiga: Les nouveaux ballons de la saison 2020-2021 dévoilés, ce sont des Puma Covid-19 : L'état d'urgence prolongé jusqu'au 10 septembre 2020 Tourisme : Le Maroc, 4e pays le plus impacté par la pandémie au niveau mondial (FMI)

Noureddine Ayouch, l’homme qui offre à l’arabe marocain ses lettres de noblesse

Noureddine Ayouch, l’homme qui offre à l’arabe marocain ses lettres de noblesse
Source : Lemonde.fr Afrique
02/02/2017 16:44

Le publicitaire ranime la polémique linguistique en publiant un « Dictionnaire de la darija », l’arabe marocain que les gardiens de l’arabe classique méprisent.

A priori, rien ne prédisposait Noureddine Ayouch à se faire le hérault de la darija, l’arabe marocain. Boucles de cheveux blancs qui encadrent un sourire bienveillant, l’œil alerte qui vous observe par-dessus ses lunettes rondes, le septuagénaire est à la tête d’une puissante agence de communication, Shem’s, créée en 1972 et aujourd’hui première sur le marché marocain. « Fils de pub »raillent ceux qui maîtrisent le français et veulent le cantonner à sa sphère de publiciste. « Un touche-à-tout, un éclectique qui ose bousculer les lignes », rétorque un ami. Car, grâce à M. Ayouch, la darija vient de gagner ses lettres de noblesse, au sens littéral, avec la sortie, en janvier, du premier dictionnaire darija-darija en alphabet arabe.

Une première. Jusque-là, seuls des guides de conversation pour les non-arabophones et des dictionnaires bilingues étaient disponibles. Quant au Dictionnaire Colin d’arabe dialectal marocain, il est rédigé en alphabet latin, un détail qui n’en est pas un au Maroc puisque les plus conservateurs jugent la darija vulgaire et refusent de la voir enseigner à l’école.

« Massacre à la tronçonneuse »

Une pierre lancée dans le jardin de l’arabe classique ? Le frondeur Nourreddine Ayouch n’en est pas à son coup d’essai. En 1997, il crée la fondation Zakoura pour l’éducation, qui lutte contre l’abandon scolaire et l’analphabétisme. Son expérience de terrain qui l’a « convaincu de la nécessité d’accueillir les enfants dans leur langue maternelle ». Egalement membre du Conseil supérieur de l’enseignement, une institution chargée de réformer l’éducation nationale, en échec au Maroc, il y poursuit son lobbying. Selon lui, l’arabisation mise en place au début des années 1980 « est un massacre à la tronçonneuse. Regardez le résultat : des générations qui ne maîtrisent ni l’arabe ni le français ». Selon le dernier recensement général de la population en 2014, un tiers des Marocains ne savent ni lire ni écrire. ...

 

 

Recherche
Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo Plus

En bref Voir plus

Les articles les plus lus

Buzz

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale