Le Maroc d’aujourd’hui, dans une expo fascinante de M’hammed Kilito et Zakaria Aït Wakrim

Le Maroc d’aujourd’hui, dans une expo fascinante de M’hammed Kilito et Zakaria Aït Wakrim
Source : Lesiteinfo.com
12/04/2017 21:00

Les photographes M’hammed Kilito et Zakaria Aït Wakrim viennent d’exposer leurs œuvres conjointes dans le cadre du Festival Résonances qui s’est déroulé, à Rabat du 5 au 11 avril. Ils s’attachent à scruter les mutations invisibles redessinant les multiples visages du Maroc d’aujourd’hui.

Décidément, en ce printemps 2017, l’effervescence artistique est bel et bien du côté de la capitale. En attendant la rétrospective consacrée par le musée d’art moderne Mohammed VI au plus grand peintre du XXe siècle, Picasso pour ne pas le nommer ; alors que se déroule la manifestation L’Afrique en Capitale dont Le Site info a commencé à rendre compte; un tout nouveau festival vient de s’achever. Manifestation pluriculturelle consacrée cette année à « La diversité culturelle en partage dans l’espace euro-afro-méditerranée », le festival Résonances a donné carte blanche à deux photographes, observateurs privilégiés des transformations urbaines en cours.

Leurs parcours personnels les éloignent en apparence: né en Ukraine, de parents marocains, M’hammed Kilito étudiera au Canada où il obtiendra une maîtrise en sciences politiques, à l’Université d’Ottawa. Zakaria Aït Wakrim ira, de son côté, suivre des études d’ingénieur à l’Université de Malaga, en Espagne. Sans doute leur éloignement respectif a-t-il fini par les rapprocher ? Tous deux portent ainsi un regard neuf sur un pays, qui en une décennie, n’a eu de cesse de se métamorphoser. La globalisation économique est passée par là, la mondialisation des échanges aussi. Les villes anciennes et les villes nouvelles se voient concurrencer par la prolifération de zones périphériques qui poussent comme des champignons dont on se demande s’ils ne seraient pas vénéneux.

Splendeurs et misères d’un monde en devenir

Les motifs se font souvent écho, entre les deux photographes mais les techniques divergent profondément. En privilégiant un objectif au grand-angle, Zakaria Aït Wakrim fait ressortir ce qu’il y a de surnaturel dans le quotidien le plus trivial. Un envol de mouettes, un passant que l’on croise, un rituel ancestral : tout devient prétexte à rêverie, tout peut être aussi source d’angoisse. Les mutations économiques et sociales auxquelles nous assistons, avec une passivité spectrale, se signalent par leur inquiétante étrangeté.De son côté, dans une série intitulée Errances, M’hammed Kilito fige des scènes de la vie quotidienne dans une attente imperceptible. Un homme se penche sur une assiette de poissons, un autre conduit un convoi de bonbonnes de gaz que l’on sent inoffensives. ...




Recherche

En bref Voir plus



Les articles les plus lus

Buzz

Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale