Iran : Les enjeux de l’élection présidentielle

Iran : Les enjeux de l’élection présidentielle
Source : Lemonde.fr International
18/05/2017 11:00

L’Iran se rend aux urnes, vendredi 19 mai, pour choisir lequel, du président Hassan Rohani et de son rival conservateur, Ebrahim Raisi, sera le prochain chef de l’Etat.

Après le retrait des candidatures du maire conservateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf, lundi 15 mai, et du vice-président, Eshagh Jahangiri, mardi soir, seuls deux candidats ont une réelle chance d’emporter la présidence iranienne de vendredi : l’actuel président, Hassan Rohani, et son rival conservateur, Ebrahim Raisi.

Les deux autres candidats également en lice, l’ancien ministre des sports, Mojtaba Hachémi-Taba, pour les réformateurs, et le conservateur Mostafa Mirsalim, obtiennent à peine 1 % des intentions de vote chacun. M. Hachémi-Taba a appelé à voter pour M. Rohani.

Dès avant le vote de vendredi 19 mai, l’élection présidentielle a déjà produit un résultat : au fil de la campagne, tous les candidats, autant ceux qui se sont désistés que MM. Rohani et Raisi, se sont engagés à défendre l’accord international sur le nucléaire, signé en juillet 2015.

Le président américain, Donald Trump, avait également assumé cet héritage peu après sa prise de fonctions, en janvier, sans pour autant cesser de le critiquer : il affirmait encore le 20 avril que l’Iran respectait formellement l’accord nucléaire, mais qu’il en violait l’esprit. Ces critiques ont pu décider les conservateurs à mesurer leurs propres attaques, afin de ne pas affaiblir le « deal » nucléaire.

  • L’ouverture économique en question

Les candidats divergent cependant sur le bilan du « deal » et sur les suites à lui donner. M. Raisi estime que le président Rohani ne s’est pas montré assez ferme « pour encaisser ce chèque ». Les grandes banques internationales ne se sont pas réengagées en Iran : elles craignent les sanctions américaines toujours en place et constatent que leurs homologues iraniennes n’appliquent pas les normes internationales et sont lestées de mauvaises dettes.

Les exportations de pétrole ont repris, mais elles n’ont pas créé d’emploi ni de revenu pour les ménages. L’industrie automobile se relance grâce au retour de Renault et de Peugeot dans le pays, mais l’investissement domestique demeure faible : les banques ne prêtent pas et le gouvernement manque de liquide. L’inflation est maîtrisée, mais le chômage a augmenté sous le mandat de M. Rohani, et un million de personnes sont encore passées sous le seuil de pauvreté durant l’année fiscale 2015-2016, pour un total de plus de 8 millions de personnes. ...




Recherche

En bref Voir plus



Les articles les plus lus

Buzz

Newsletter
Conformément à la loi 09-08, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition au traitement de vos données personnelles.
Ce traitement a été autorisé par la CNDP sous le n° D-W-343/2017

*: champ obligatoire

Météo

En poursuivant votre navigation sur notre site internet, vous acceptez que des cookies soient placés sur votre terminal. Ces cookies sont utilisés pour faciliter votre navigation, vous proposer des offres adaptées et permettre l'élaboration de statistiques. Pour obtenir plus d'informations sur les cookies, vous pouvez consulter notre Notice légale