La chute de la Samir, enquête sur un mauvais feuilleton marocain

La chute de la Samir, enquête sur un mauvais feuilleton marocain
Source : JeuneAfrique.com Economie
02/02/2016 14:15

Depuis qu'il a racheté la raffinerie, en 1997, le saoudien Corral a rechigné à investir… tout en accumulant beaucoup de dettes. Aujourd'hui, l'activité est au point mort. Retour sur les origines du scandale.

Le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, l’a lui-même admis récemment devant le Parlement : « La privatisation de la Samir a été une erreur ! » Dettes colossales envers l’État, les banques et les fournisseurs (plus de 20 milliards de dirhams, soit 1,85 milliard d’euros), promesse de recapitalisation non tenue, saisie d’actifs, défaut de paiements… Depuis l’annonce de la « suspension temporaire » de son activité, le 5 août 2015, la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir) est au cœur de l’actualité.

Mais les signes avant-coureurs d’une défaillance des actionnaires étaient là depuis plus de dix ans. En 2002 déjà, feu Abraham Serfaty, qui avait été à l’origine de la création de la raffinerie de Mohammedia, en 1959, tirait la sonnette d’alarme : « Le contrat signé avec le repreneur, Corral, a été moins contraignant que les termes contenus initialement dans l’appel d’offres », expliquait l’ancien opposant à Hassan II. En d’autres termes, cette privatisation a été mal ficelée dès le départ.




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