Hassad sanctionne 32 écoles privées : Vers une « véritable » réforme du système d’éducation au Maroc

Hassad sanctionne 32 écoles privées : Vers une « véritable » réforme du système d’éducation au Maroc
Source : Lesinfos.ma
13/10/2017 15:50

Le ministre de l’éducation a annoncé vendredi dernier sanctionner 32 écoles privées, accusées de gonfler les notes des étudiants. Une mesure qui vient quelque temps après la promesse d’une réforme globale du système d’éducation au Maroc. Retour sur le fait…

Les 32 écoles sont situées dans les 12 régions du royaume. La mesure prise à leur encontre leur interdit dorénavant d’introduire les notes dans le système « Masar », ce qui fait qu’elles deviendront toutes exclues de la comptabilisation des notes du contrôle continu. Une mesure certes provisoire, mais qui touchera à tout jamais la réputation des dites-écoles, chose qui les handicapera dans les prochaines inscriptions à venir. La mesure de sanction du ministre prévoitaussi un contrôle fait de façon plus minutieuse par les inspecteurs du ministère, afin de s’assurer que les prochaines notes des étudiants de ces écoles, seront conformes aux normes, et non exagérées. Le ministre promet de prendre de plus strictes mesures disciplinaires suite aux résultats de l’enquête à venir, sans pour autant clarifier la nature des sanctions.

Cette démarche intervient dans le cadre d’une décision du Maroc d’améliorer et développer son système d’éducation national, suite aux différents mauvais classements qu’il reçoit au niveau international, ainsi que le mécontentement des citoyens en ce qui le concerne. Afin d’illustrer ces propos, on cite le classement de l’UNESCO de 2014 qui a classé dans un rapport le Maroc dans les 21 pires systèmes éducatifs du monde, juste derrière le Pakistan et la Mauritanie. Le classement qui s’est fait sur la base de comparaison d’un total de 150 pays a justifié son choix, en déclarant que le royaume ne consacre pas assez de fonds à la cause. Chose qui a poussé les internautes marocains à protester partout sur la toile, en appelant le gouvernement à s’intéresser plus sérieusement à la cause, vu que c’est le pilier principal sur lequel se base l’avenir de tout le pays, et de son capital humain.

Afin d’améliorer la « mauvaise réputation » de l’enseignement national au Maroc, différentes réformes ont été lancées par les gouvernements passés. Toutefois, ce n’est que depuis la rentrée dernière ;plus précisément lors de la 22ème session de l’assemblée générale de du Conseil Supérieur de l’Education ; que le ministre de l’éducation nationale a annoncé entreprendre une réforme de fond. De grands mots, et beaucoup de promessespour les marocains, dont la plupart rejettent le système et ne font plus confiance dans l’éducation nationale, préférant s’endetter afin de scolariser leurs enfants dans le système privé, que de risquer l’avenir de leurs enfants.

Ainsi, le 18 Septembre dernier, le ministre a annoncé prendre des mesures « chocs » afin de remédier à la situation. Des mesures jugées par les experts et professionnels du secteur comme n’épousant point leur qualificatif et n’ont de « choc » que leur nom, puisque les seuls efforts concrets ont été le « relooking » des écoles. Vivement critiqué sur ce point, le ministre a tenu à rappeler que l’environnement est très important pour la bonne assimilation des informations par les jeunes étudiants. De plus, une réduction du nombre des étudiants par classe, et l’augmentation de l’effectif des professeurs enseignants ont aussi été promis.

La formule « magique » du ministre a attiré nombre de moqueries et de critiques de tous genres, puisque les gens ont invité le ministre à s’intéresser au problème de fond et non de forme, à creuser plus et non s’arrêter sur le superficiel. C’est donc sûrement dans cette logique que vient la décision du ministre de s’intéresser à l’équité dans les notes entre les écoles publiques et privées, puisque ces dernières sont accusées depuis plusieurs années de gonfler les notes des étudiants, afin de s’attirer plus de clients.

Il est important de rappeler que le secteur de l’éducation absorbe près de 54 milliards de dirhams chaque année, soit le tiers du budget total du pays. Un constat décevant, quand on se rend compte de la mauvaise qualité proposée dans les écoles publiques, et de la mauvaise réputation internationale dont il jouit. Le système national a besoin plus que jamais d’être revivifié, avec de véritables mesures, à l’exemple des pays où l’éducation est au cœur des stratégies nationales de développement du pays.

Le ministre aurait il comprit les enjeux en la matière ? Saura t-il prendre les mesures nécessaires afin de remédier à un problème qui handicape le développement humain de toute la nation ? On l’espère en touscas... Seuls les mois et années prochaines donneront réponses à ces questions.




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