Le Maroc rémunère des "Trolls" pro-gouvernements sur le net, selon un rapport de Freedom House…

Le Maroc rémunère des
Source : Lesinfos.ma
15/11/2017 17:35

Le dernier rapport de Freedom House classe le Maroc au Top 30 des pays qui rémunèrent des "Trolls" sur internet et les réseaux sociaux pour les inonder d’une bonne e-réputation en faveur des intérêts du royaume. Sur quelle base ce rapport s’est-il donc établit ?

« troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté. Un Troll fait référence à un message (par exemple sur un forum) d'un débat "conflictuel" dans son ensemble ou à la personne qui en est à l'origine

Freedom House, un groupe de réflexion sur les libertés dans le monde, publie annuellement un rapport sous l’intitulé « Freedom on the net » pour évaluer les degrés de liberté d’expression sur internet, notamment des commentaires à l’égard de tel ou tel pays. Dans cette optique, le rapport pointe du doigt plusieurs pays arabes et musulmans comme le Maroc, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Soudan, les Emirats Arabes Unis ainsi que la Syrie.

Selon ce rapport, les pays en question, dont le Maroc, paieraient les services de commentateurs en ligne, communément appelés « Trolls », pour diffuser de l'information à sens unique, c'est-à-dire en conformité avec les intérêts d’un pays au détriment d’autres. Concrètement, les gouvernements de plusieurs pays embauchent des agents du Net dont la mission consiste à réalise des objectifs selon chaque commande, ainsi, l’opinion d’un pays est façonné, embellie donnant l’illusion d’un soutien populaire qui s’exprime en grand nombre sur des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

De quels types de commentaire s’agit-il ?

Les commentateurs rémunérés par les pays ciblés dans le rapport de Freedom House propose de la matière première aux journalistes du monde entier, dans toutes les langues vivantes, en veillant à faire circuler une information édulcorée, bien travaillée, parfois même de fausses nouvelles répondant à un objectif précis ; conséquence : Les médias en ligne tombent dans ces pièges comme des lapins et véhiculent des informations sans source et invérifiables.

Le pire dans tout cela, selon le rapport, se situe au niveau de l’influence exercée sur plusieurs élections d’apparence démocratique où les fausses informations orientent les opinions et les modèlent selon la forme voulue et recherchée. Michael Abramowitz, président de Freedom House précise que « « L’utilisation de commentateurs rémunérés et de bots politiques pour diffuser la propagande gouvernementale a été mise au point par la Chine et la Russie, mais elle est maintenant devenue mondiale ».

Le Maroc serait donc derrière des agents embauchés par le gouvernement en place afin d’avantager ses positions sur la scène nationale et internationale et permettre de faire rayonner son image et éviter les critiques de tout genre. Selon le rapport, il est classé 32ème avec une note de 45%, un résultat le situant dans la catégorie des pays « partiellement libre » par rapport au Liban ou à l’Ukraine.




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