L'ex-président yéménite est décédé

L'ex-président yéménite est décédé
Source : Lesinfos.ma
04/12/2017 17:10

L’ex-président yéménite a trouvé la mort dans des combats entre ses troupes et les Houthis. Le gouvernement du Yémen entame une « marche vers Sanaa ».

La chaîne de télévision appartenant aux Houthis, Al Masirah, a annoncé ce lundi 4 décembre que l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué dans une attaque armée menée par les rebelles chiites. Ils auraient attaqué le véhicule de l'ancien président au lance-roquette au sud de la capitale Sanaa, avant de le tuer par balle. L’information a été confirmée par des membres du Congrès général du peuple yéménite, le parti d'Ali Abdallah Saleh. Ils avaient dans un premier temps démenti l'information, alors relayée par des médias iraniens.

Une « grande trahison »

Le ministère de l'Intérieur, contrôlé par les rebelles, a annoncé «la fin de la milice de la trahison» et a confirmé également la mort d'Ali Abdallah Saleh, ainsi que celle d'«un certain nombre de ses éléments criminels» dans un communiqué cité par la chaîne de télévision Al Masirah. Quelques instants plus tard, ce ministère a annoncé que la capitale Sanaa était sous contrôle des combattants chiites selon les médias locaux, annonçant la «fin de la crise».

Ali Abdallah Saleh avait été contraint de céder le pouvoir à Abd Rabbo Mansour Hadi en février 2012 suite aux événements du Printemps arabe. Deux ans plus tard, il avait conclu une alliance avec les Houthis chiites afin de reprendre le contrôle de la capitale.

Son décès survient alors que M. Saleh et les rebelles chiites Houthis ont vu leur alliance signée en 2014 prendre fin au cours de la semaine dernière.

L’ex président s’était même rapproché de l'Arabie saoudite samedi 2 décembre, proposant à Ryad de « tourner la page » en échange d'une levée de l’embargo qui affaiblit la population. Les Houthis avaient alors dénoncé une « grande trahison ».

Les raids sur Sanaa risquent de s’intensifier

Suite au décès de l’ancien président et la fin de l’alliance rebelle, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a « donné pour ordre à son vice-président, Ali Mohsen Al Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km à l’est de Sanaa, d’activer la marche (…) vers la capitale » a annoncé un membre de son entourage à l’AFP. En outre, dans une volonté d’affaiblir les Houthis, le gouvernement du président Hadi a indiqué qu’il accorderait l’amnistie à tous ceux qui arrêterait de collaborer avec les rebelles.

Par ailleurs, lundi 04 décembre, la chaîne de télévision saoudienne Al Ekhbariya a rapporté que la coalition formée par l’actuel gouvernement yéménite, l’Arabie Saoudite et ses alliés a demandé aux civils de se tenir à « plus de 500 mètres » des zones contrôlées par les Houthis. Une mise en garde qui fait craindre une intensification des frappes aériennes sur Sanaa.

La guerre au Yémen est au centre de la « pire crise humanitaire au monde » d’après l'ONU. Le conflit au Yémen attise les tensions régionales autour de la rivalité entre l'Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite. Cette dernière accusant Téhéran de soutenir militairement les rebelles Houthis. Des accusations réfutées par l’Iran.

Le conflit a fait plus de 8750 morts depuis l’intervention de l’Arabie Saoudite et de ses alliés en mars 2015.


 


 

 




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