Les grandes puissances s’opposent à nouveau sur la Syrie devant le Conseil de sécurité de l’ONU

Les grandes puissances s’opposent à nouveau sur la Syrie devant le Conseil de sécurité de l’ONU
Source : lemonde.fr
12/03/2018 21:00

Pour Washington et Paris, Moscou et Damas « n’ont jamais eu l’intention d’appliquer » une trêve dans la Ghouta orientale.

Trois semaines après le début de l’offensive des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés sur la Ghouta orientale, le 18 février, pour reconquérir l’enclave rebelle qui constitue le dernier fief des insurgés près de Damas, et malgré l’instauration d’une « trêve humanitaire quotidienne », les forces du régime poursuivent leur avancée tandis que la communauté internationale demeure impuissante. Washington « prêt à agir » Les Etats-Unis ont déposé, lundi 12 mars, à l’ONU une nouvelle résolution pour un cessez-le-feu immédiat, en dénonçant l’attitude de Moscou et Damas qui « n’ont jamais eu l’intention d’appliquer » une trêve, selon l’ambassadrice Nikki Haley. Ce nouveau texte est « simple, contraignant » et « ne permet aucun contournement », a-t-elle ajouté devant le Conseil de sécurité. Nikki Haley a prévenu que si le Conseil n’agissait pas sur la Syrie, Washington était « prêt à agir ». « Ce n’est pas la voie que nous préférons, mais c’est une voie que nous prendrons, ainsi que nous l’avons démontré, et que nous sommes prêts à reprendre », a-t-elle dit devant le Conseil de sécurité, faisant allusion aux frappes de missiles ordonnées par Donald Trump sur une base de l’armée syrienne à la suite d’une attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoune en avril 2017. Lire :   Les Etats-Unis mettent, une fois encore, la Syrie en garde sur l’utilisation d’armes chimiques Pour la France, Moscou doit user de son influence sur Assad De son côté, la France a demandé à la Russie de faire « arrêter le bain de sang » en Syrie. Juste avant une réunion du Conseil de sécurité, consacrée à la trêve non appliquée dans ce pays, l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre, a déclaré : « Nous savons que la Russie, compte tenu de son influence sur le régime, compte tenu aussi de sa participation aux opérations, a la capacité de convaincre le régime par toutes les pressions nécessaires d’arrêter cette offensive terrestre et aérienne. Il est naturel qu’aujourd’hui, à ce stade de la crise les regards se tournent vers elle. » Dans une réponse à l’interview donnée par François Hollande au Monde, le président de la République, Emmanuel Macron, a précisé que, sous « pression de la France », la Russie a accepté de ne pas opposer son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU réclamant le 24 février une trêve de trente jours en Syrie, tout en reconnaissant que cette résolution n’était, pour l’heure, pas appliquée...




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