Boycott : La hache de guerre bientôt enterrée ?

Boycott : La hache de guerre bientôt enterrée ?
Source : LesInfos.ma
05/07/2018 15:00

L’intervention d’Emmanuel Faber, PDG de Danone, semble porter ses fruits. Plus d’une quarantaine de personnalités marocaines, de différents domaines, ont lancé un appel à la suspension du boycott du lait de Centrale Danone pour une durée de dix semaines. Un premier pas vers la réconciliation ?  

Ils sont avocats, sociologues, politiciens, journalistes, universitaires, ingénieurs et depuis mercredi, ce groupe de personnalités influentes dans leurs domaines respectifs a lancé un appel à la suspension du boycott visant le lait de Centrale Danone. Cette suspension devrait, en principe, démarrer dès le 7 juillet et s’étendre sur une durée de dix semaines. Une première depuis le lancement de ce mouvement, le 20 avril dernier, et peut-être un premier pas vers l’apaisement.

Accorder du temps aux dirigeants de Centrale Danone

Dans cet appel dont le contenu a été révélé par nos confrères du 360, les signataires entendent accorder du temps aux dirigeants de Centrale Danone pour étudier les solutions proposées par Emmanuel Faber, PDG de Danone dans le monde. En effet, ce dernier avait promis lors d’un point presse de renoncer à tout profit émanant des ventes du lait frais pasteurisé en le vendant « à prix coûtant ». Une annonce intéressante mais non sans conditions. Pour ce faire, il faudrait que des concessions soient faites par tous les acteurs de la chaîne de production, à commencer par les éleveurs et les détaillants qui doivent accepter l’idée dans l’optique de proposer un prix juste et équitable.

Se plier aux lois de la concurrence

Les auteurs de cette pétition expliquent le boycott par une volonté de faire respecter les règles et lois qui régissent la concurrence. « Le boycott auquel nous avons participé, n’a jamais visé la destruction d’un quelconque effort d’investissement. L’objectif était de pousser les détenteurs de capitaux à respecter les lois et les règles de concurrence», expliquent-ils dans leur texte. « La démarche s’inscrit en réaction aux propositions annoncées par la société concernée. Nous voulons que le boycott reste une arme lumineuse entre les mains des Marocains qui peuvent la réutiliser à l’avenir pour des revendications similaires. Pour cela, nous appelons les Marocains à suspendre le boycott du lait pendant dix semaines, du 7 juillet au 14 septembre ».
Et ce n’est pas tout. Les signataires souhaitent que le gouvernement comme les institutions constitutionnelles et les entreprises, qu’elles soient concernées ou non par le boycott d’ailleurs, prennent les mesures nécessaires pour répondre aux demandes des consommateurs. Ils proposent notamment une baisse des prix jusqu’à des niveaux requis dans un marché libre loin de tout soupçon de monopole. Aussi, ils demandent l’ouverture des biens et des services à la concurrence, selon les lois de l’offre et la demande, en tenant compte du pouvoir d’achat des citoyens. Et pour finir, ils appellent à l’activation des institutions et autorités en charge de la protection de la concurrence, de la lutte contre le monopole et les pratiques contraires à l’éthique.

Des revendications réalistes et une demande de suspension qui pourrait signer un retour vers l’apaisement. Encore faut-il que les auteurs de la pétition soient entendus et que les Marocains acceptent.

 




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