Sahara : Signe d'un réchauffement diplomatique entre le Maroc et les monarchies du Golfe ?

Sahara : Signe d'un réchauffement diplomatique entre le Maroc et les monarchies du Golfe ?
Source : LesInfos.ma
13/09/2018 15:10

L'épineuse question du Sahara débattue à l'occasion de la 39e session du Conseil des droits de l’Homme à l'ONU semble signer l'amorce d'un réchauffement dans les relations qu'entretient le Maroc avec les monarchies du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). L'administration Trump de son côté critique ouvertement « l'absence » d'avancées dans le processus de négociations.

La diplomatie a ses raisons ! Si la question du Sahara n'en finit pas de noircir des documents dans les salles feutrées de l'ONU, elle agit également comme catalyseur des liens diplomatiques que le Royaume entretient avec les autres nations. Ainsi, à l'occasion de la 39e session du Conseil des droits de l’Homme, faisant état de la situation au Sahara, le Maroc a bénéficié du soutien des monarchies du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Une démarche « inattendue » de la part de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, des Émirats Arabes Unies, d'Oman, du Qatar et du Koweït qui survient après de longs mois de tensions avec le Maroc. Ces pays ont en effet apposé leurs signatures mardi 11 septembre à la proposition qui salue les efforts marocains en matière de résolution du conflit. Sur les 47 nations qui siègent au Conseil des droits de l’Homme de l'ONU, 17 pays ont appuyé cette même position. Si le fait que près de la moitié des nations représentées ont penché en faveur du Maroc constitue un motif de satisfaction pour le Royaume, il signe également le renouveau de rapprochement diplomatique, particulièrement avec l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis. Un réchauffement qui doit sans doute beaucoup à la rencontre au sommet entre le roi Mohammed VI et le prince héritier des Émirats, Mohamed Ben Zayed, le 10 septembre à Abou Dhabi, moins de 24 heures avant la signature du document onusien.

Les menaces américaines

Alors que le ciel semble doucement se dégager sur les relations avec les monarchies du CCG, le gouvernement américain gronde. L'auteur de ce coup de tonnerre n'est autre que Rodney Hunter, le coordinateur politique de la mission des États-Unis à l’ONU. Ce dernier pointe du doigt l'absence d'avancées dans le processus complexe de négociations entre le Maroc et le Polisario et affirme que l'engagement – financier -  américain pour les opérations de paix des Nations Unies ne pourra se poursuivre si le statu quo est maintenu. En effet, Rodney Hunter déclare sans ambages que « ces missions soutiennent des solutions politiques. Mais en réalité, elles perpétuent un statu quo » depuis des décennies. Cette déclaration percutante vise directement les actions de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Selon les observateurs, cette nouvelle « réprimande » américaine n'a rien d'inédit et s'inscrit dans la continuité de précédentes « menaces proférées » par l'administration Trump, à l'occasion de l'adoption de la résolution polémique 2414, du 27 avril 2018. Pour rappel, le Conseil de sécurité avait demandé à « l'ensemble des parties concernées », impliquant ainsi la Mauritanie et surtout l'Algérie, « d’apporter une contribution importante au processus et de s’engager plus fortement pour progresser vers la solution politique ». Le Maroc de son côté insiste sur la nécessité de l'implication claire de l'Algérie dans le processus de résolution.




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